France

28 novembre 2020 20:18; Act: 28.11.2020 20:21 Print

La manifestation à Paris s'est mal terminée

L’entrée de la Banque de France, un kiosque à journaux et une brasserie ont été incendiés samedi à Paris lors d’un rassemblement contre la loi «Sécurité globale».

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Des affrontements entre des groupes de manifestants et les forces de l’ordre se poursuivaient en fin de journée à Paris, après une journée de protestation contre une loi sécuritaire en France. En fin d’après-midi, un kiosque à journaux, l’entrée de la Banque de France et une brasserie adjacente ont été incendiés près de la place de la Bastille, nécessitant l’intervention des pompiers.

Autour, des groupes de manifestants très mobiles et tout en noir jetaient des projectiles en tout genre sur les forces de l’ordre qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l’AFP.

Plusieurs blessés

Plusieurs manifestants blessés, dont une femme touchée à la tête, ont été pris en charge par d’autres manifestants ou les équipes de street medics, a constaté une autre journaliste de l’AFP. Autour de la statue de la place, des manifestants dégageaient les pavés pour les lancer sur les forces de l’ordre, qui multipliaient les charges.

Plus tôt dans l’après-midi, non loin de là, plusieurs manifestants vêtus de noir ont renversé une camionnette, utilisé des palissades et autres objets dans un chantier pour faire des barricades, jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, selon une journaliste de l’AFP sur place. À proximité, plusieurs éléments de mobilier urbain et des voitures étaient en feu, dégageant une odeur âcre.

Ces heurts ont éclaté au moment de la dispersion de la manifestation parisienne, dite «marche des libertés», qui a rassemblé 46 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur.

Plus de 70 villes

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans plus de 70 villes de France contre le texte de loi «Sécurité globale» et sa mesure phare, qui prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l’ordre, mais aussi contre les violences policières et le racisme.

Organisations de journalistes, partis de gauche, syndicats, ONG de défense des libertés publiques avaient appelé à manifester contre ce texte dénoncé comme attentatoire à la liberté d’expression et à l’État de droit. À Lyon (centre-est) également, où quelque 7500 personnes ont défilé, des manifestants et trois policiers ont été blessés par des jets de projectiles lors de débordements, selon les autorités.

(L'essentiel/AFP)