Fusillade en France

29 juillet 2019 19:51; Act: 30.07.2019 10:46 Print

La touriste tuée d'une balle perdue vivait à Vesoul

Vesoul était sous le choc, lundi, après avoir appris la mort de l'une de ses habitantes, victime collatérale d'un probable règlement de comptes à Ollioules (Var).

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Vesoul était sous le choc, lundi, après avoir appris la mort de l'une de ses habitantes, Catherine Santos, victime collatérale d'un probable règlement de comptes à Ollioules (Var), tout comme son mari, Philippe, grièvement blessé dans la fusillade.

Catherine Santos «était une battante qui se donnait beaucoup», selon un proche. Elle avait créé une entreprise fromagère à Mailley-Chazelot (Haute-Saône), à une quinzaine de kilomètres au sud de Vesoul, où elle avait été juge consulaire au tribunal de commerce pendant cinq ans.

«Je suis attristé, consterné. C’était une femme intelligente, dévouée, disponible et d’une grande gentillesse», a déclaré à l’AFP Jacky De Sousa, ancien président du tribunal.

«Une femme absolument charmante»

«C’est affreux, je ne réalise pas. On est bouleversé par la nouvelle», a ajouté la greffière, Valérie Goyet-Binda.Catherine et Philippe Santos, 58 et 59 ans, ont eu deux enfants, un garçon et une fille, selon un proche de la famille.

Philippe Santos est «directeur produit» d’une entreprise de fabrication de fils d’acier à Conflandey (Haute-Saône).

«Catherine est née d’une famille de Conflandey et sa maman travaillait dans notre usine», a confié à l'AFP le directeur de cette tréfilerie, Patrice Colinet.

«Quel est le niveau de gravité de sa blessure? Aura-t-il des séquelles?»

Catherine «était une femme absolument charmante. Ce sont des gens qui ne demandent rien à personne et malheureusement c’est ceux qui ont reçu une balle perdue. C'est insensé!», s'est-il scandalisé.

«J’ai eu personnellement Philippe (Santos) ce matin au téléphone, je n'ai pas reconnu sa voix. Il m’a dit qu’il était gravement blessé et qu’il allait s’en tirer», a poursuivi Patrice Colinet, avant de s'interroger: «Quel est le niveau de gravité de sa blessure? Aura-t-il des séquelles?».

«Philippe travaille depuis 35 ans dans l'usine, c’est un directeur produit dont l’expertise est incomparable», un «collaborateur extrêmement précieux, très apprécié aussi pour son côté humain», a ajouté le directeur.

(L'essentiel/afp)