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03 mars 2021 13:54; Act: 03.03.2021 14:59 Print

Le groupuscule Génération identitaire dissous

Le gouvernement français a acté ce mercredi, en conseil des ministres, la dissolution du groupe d'extrême droite, qui «incite à la haine et à la violence».

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Le groupe d'extrême droite Génération identitaire est dissout. (photo: AFP/Bertrand Guay)

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Le groupe d'extrême droite Génération identitaire (GI) a été dissous, mercredi, en Conseil des ministres, a annoncé dans un tweet le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en affirmant que cette association «incite à la discrimination, à la haine et à la violence». «Cette association et certains de ses militants doivent être regardés comme tenant un discours de haine incitant à la discrimination ou à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion» et, «par sa forme et son organisation militaires», GI «peut être regardée comme présentant le caractère d'une milice privée», justifie M. Darmanin dans le décret de dissolution.

La procédure avait été lancée mi-février par le ministre avec l'envoi à l'association d'un argumentaire auquel GI avait jusqu'au 24 février pour répondre. Le décret de dissolution fait également état des «liens avec des groupuscules d'ultradroite dont (GI) reçoit un soutien logistique et qui défendent une idéologie appelant à la discrimination, à la violence ou à la haine, au nom de théories racialistes ou suprémacistes».

Un terroriste «membre bienfaiteur»

Il y est encore noté que l'association a reçu des dons de Breton Tarrant, le terroriste de Christchurch (Nouvelle-Zélande) qui a fait 51 morts en mars 2019. Lors de son audition, en avril 2019, par la commission d'enquête parlementaire sur les groupuscules d'extrême droite, l'ancien directeur de TRACFIN, Bruno Dalles, avait affirmé que Brendon Tarrant était «membre bienfaiteur» de GI.

La dissolution de Génération identitaire intervient alors que le ministère de l'Intérieur a, ces derniers mois, obtenu celle de trois associations proches de la mouvance islamiste (CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine) dans le sillage de l'assassinat de Samuel Paty, en octobre 2020, et de celle du groupe ultranationaliste turc des «Loups gris».

(L'essentiel/afp)