En France

18 janvier 2018 21:51; Act: 18.01.2018 22:08 Print

Le jour où Le Pen a piqué une «crise d'hystérie»

Dans un livre sur l'élection présidentielle française, deux journalistes évoquent l'état de stress total dans lequel se trouvait la candidate du FN quelques heures avant le débat.

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Marine Le Pen aurait été en panique avant le débat présidentiel. (photo: AFP/Stringer)

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Dans le livre «Le Tsunami, chronique secrète d'une année politique pas comme les autres» qui sort ce jeudi, on apprend que Marine Le Pen aurait piqué «une crise d'hystérie» à quelques heures de son débat face à Emmanuel Macron. Le site du magazine Closer publie des extraits de cet ouvrage.

Le 3 mai 2017, jour de ce face-à-face, l'équipe de la candidate du Front national continue de s'exprimer sur les chaînes d'information en continu. Sur les nerfs, Marine Le Pen exige de ses lieutenants qu'ils cessent de s'exposer et réclame un «black-out médiatique». Respectivement journalistes politiques à France 2 et BFMTV et auteurs du livre, Jean-Baptiste Marteau et Neila Latrous apprennent alors que «la candidate a pété un plomb (...) Plus personne ne parle jusqu'à ce soir, ordre de la patronne».

«Littéralement en train de hurler»

Qu'à cela ne tienne, le journaliste de France 2 prend tout de même son téléphone et appelle Florian Philippot. A ce moment-là, celui qui est alors vice-président du FN se trouve avec Marine Le Pen, au domicile familial de cette dernière à Saint-Cloud. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la candidate n'est pas contente. «Derrière lui, une voix puissante résonne en écho. Un timbre particulier que l'on reconnaît sans trop de difficultés (…) Le numéro deux du FN est dans le salon de sa candidate, et celle qui se fait entendre, c'est la candidate elle-même», écrivent les deux journalistes.

Selon Jean-Baptiste Marteau, Marine Le Pen est «littéralement en train de hurler à quelques mètres du portable de Florian Philippot». «Elle tempête contre les «conneries» qu'elle entend en boucle depuis ce matin, le fait qu'elle doive tout gérer elle-même». Le journaliste ajoute que la présidente du FN n'est pas seulement stressée à quelques heures du débat. «Elle est littéralement en panique», estime-t-il, évoquant «une crise d'hystérie». Contactée par les deux auteurs du livre après la présidentielle, Marine Le Pen n'a pas cherché à nier les faits. «Bien sûr que j'étais furieuse. Tous ceux avec qui je devais travailler sont arrivés chez moi en retard. Inadmissible. Mes fiches? En retard aussi! Livrées à la mi-journée», s'est-elle agacée.

(L'essentiel/ AFP)