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On va dire qu'il faut vivre de quelque chose et dans les pays où la mafia est libre de faire ce qu'elle veut, personne ne va se priver!
15 septembre 2018 15:55; Act: 15.09.2018 15:57 Print

Les volumes de cocaïne importés en France et en Europe ne faibliront pas, observent les services de police anti-drogue.
Une production sud-américaine en plein essor, des saisies qui atteignent des niveaux record, des réseaux «opportunistes et actifs»: le marché français de la cocaïne continue son «expansion», observent les services de police anti-drogue. Quelque 840 kilos de «poudre blanche» interceptés par la police portugaise début septembre sur un voilier battant pavillon français dans l'archipel des Açores, une tonne et demie découverte par les Douanes sur un voilier au large de la Martinique en juillet, une demi-tonne saisie en mars, sur un porte-conteneurs à Marseille... Tout porte à croire qu'en 2018, les volumes de cocaïne importés en France et en Europe ne faibliront pas.
En 2017, les saisies des services anti-drogues avaient déjà atteint un niveau record: 17 tonnes contre 8,5 tonnes en 2016, soit une hausse de 105%, selon les chiffres du rapport rapport annuel du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). «C'est un marché très dynamique car il y a une augmentation importante de la production dans les trois pays andins qui produisent 98% de la cocaïne consommée dans le monde: Bolivie, Pérou et surtout Colombie», où les surfaces cultivées ont triplé ces cinq dernières années, explique Vincent Le Beguec, le chef de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis).
Disponible et pur comme rarement depuis le début de la décennie, selon un récent rapport de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), le gramme de cocaïne atteint un prix médian en France de 65 euros. Produit illicite le plus consommé en France après le cannabis, selon l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), la cocaïne comptait dans l'Hexagone quelque 2,2 millions d'expérimentateurs et 450 000 usagers. Elle touche tous les milieux. Trois vecteurs d'importation sont principalement ciblés par les services en charge de la lutte anti-drogue. D'abord, le «maritime» avec les bateaux, les conteneurs et les ports. En 2017, 3,5 tonnes ont été saisies dans le port du Havre, chiffre qui reste cependant très loin des niveaux atteints à Anvers (Belgique), où les autorités ont mis la main sur quelque 42 tonnes de cocaïne.
Deuxième catégorie de saisie: la route, avec des camions venant d'Europe de l'Est ou des voitures de tourisme en provenance des Pays-Bas. Enfin «l'aérien»: bagages ou mules. En 2017, 1,7 tonne a été saisie par la seule police nationale dans les aéroports (hors douanes, ndlr). La provenance? Les territoires français des Caraïbes et la Guyane, présentés comme des «zones de rebond» vers la métropole. En 2017, 608 passeurs, dont 250 convoyant la drogue «in corpore» en l'ingérant, ont été interpellés au départ ou à l'arrivée de Guyane, précise le Sirasco. Avec un prix à la sortie du laboratoire sud-américain estimé à 1 000 euros le kilo pour une revente sur le marché français de demi-gros à 30 000 euros, la cocaïne très pure, peut même encore être recoupée et aiguise les appétits des trafiquants, en particulier ceux des cités historiquement spécialisés dans l'importation du cannabis en provenance du Maroc.
(L'essentiel/afp)
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On va dire qu'il faut vivre de quelque chose et dans les pays où la mafia est libre de faire ce qu'elle veut, personne ne va se priver!
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Faut légaliser aussi !!!
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Il y a heureusement des gens honnetes meme en Colombie.
Tous les 16 Commentaires
Il y a heureusement des gens honnetes meme en Colombie.
Et pourquoi pas le peu des libertés qu'il nous reste aussi...
Je suis fumeur de cannabis (je suis au pays-bas actuellement) et je ne souhaite absolument pas enfreindre la loi et si c'etait legal au Luxembourg ça ne m'arriverait pas d'enfreindre la loi de cette manière...
Depuis 1990 les dirigeants du G7 ont décidé qu’il fallait que les banques surveillent les mouvements de fonds de leurs clients et les dénoncent au besoin. Pourquoi ? Pour lutter contre le trafic de drogue. Bilan 28 ans plus tard : le trafic des drogues n’a jamais été aussi florissant et la paperasserie des banque aussi volumineuse.
...zéro tolerance .