Réfugiés en France

20 septembre 2016 14:44; Act: 20.09.2016 15:00 Print

Le mur «antimigrants» de Calais prend forme

Les ouvriers ont commencé mardi à couler du béton pour ériger un mur conçu pour protéger les accès au port de Calais des migrants désireux de passer en Grande-Bretagne.

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Le mur doit mesurer 4 mètres de haut. (photo: AFP)

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Ce mur, qui devrait mesurer un kilomètre de long pour quatre mètres de haut, est situé à quelques centaines de mètres de la «Jungle», un bidonville où vivent entre 7 à 10 000 migrants selon les sources. La construction doit s'achever «avant la fin de l'année» selon les autorités locales. Après les travaux préparatoires qui avaient débuté fin août, la première bétonneuse a déversé son béton mardi, en tout début d'après-midi, dans une tranchée d'une cinquantaine de mètres qui accueillera prochainement une partie de la structure du mur.

L'ouvrage reposera sur des supports métalliques, dans lesquels s'encastrent des panneaux en béton armé. Cette technique permettra «un éventuel démontage», selon la Direction interdépartementale des routes (DIR). Les travaux, effectués par une entreprise de BTP du Calaisis dans le vacarme incessant des passages de véhicules sur la rocade, se déroulaient sous la surveillance d'un car de CRS, sans la moindre présence de réfugiés aux alentours. Des tracteurs avec leur benne remplie de terre effectuaient également un ballet incessant d'allers et retours.

Ce mur «n'a plus lieu d'être»

Ce mur sera également antibruit, pour la tranquillité des riverains. Il sera végétalisé côté circulation. Financé par la Grande-Bretagne pour un coût de 2,7 millions d'euros, ce mur «anti-intrusion» doit empêcher les migrants d'accéder à la rocade portuaire, régulièrement prise d'assaut, d'où ils essaient de bloquer les camions en partance pour la Grande-Bretagne pour se cacher à l'intérieur.

«On ne peut plus continuer à subir ces assauts répétés», avait expliqué début septembre, Jean-Marc Puissesseau, le PDG du port de Calais. À l'inverse, les élus locaux, notamment la maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), estiment que ce mur «n'a plus lieu d'être» depuis l'annonce le 2 septembre, par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, de fermer le camp «le plus rapidement possible».

(L'essentiel/AFP)