France

27 mars 2019 07:07; Act: 27.03.2019 10:19 Print

Le mystère du cadavre à la robe de chambre

Une mère et sa fille ont découvert des ossements, le 16 mars, dans le nord de la France. La victime, qui portait une robe de chambre, pourrait être décédée dans les années 1990.

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Un squelette humain vêtu d'une robe de chambre a été découvert il y a 10 jours près d'une route à Helfaut, dans le Pas-de-Calais. Depuis, le mystère plane quant à l'identité de cette personne et les circonstances de sa mort, qui pourrait remonter aux années 1990, explique France Bleu Nord.

Le 16 mars dernier, Julie et sa fille de 13 ans ont participé à une opération de nettoyage de la nature le long d'une route départementale. Elles se trouvaient près d'un centre hospitalier quand, après avoir marché à peine vingt mètres, elles sont tombées sur ce qu'elles croyaient être une couverture. En la soulevant, elles ont réalisé qu'il s'agissait en fait d'une robe de chambre recouvrant des ossements. «On a vu les bras. On a vu aussi un bas de pantalon, comme un bas de pyjama, d'où sortait aussi un os. C'étaient des ossements humains, vraiment à deux mètres cinquante de la route», raconte la Française.

Un sac rempli de francs et un pacemaker

La gendarmerie de Saint-Omer a pris en charge l'enquête, qui s'annonce très compliquée. Il s'agira notamment de déterminer depuis combien de temps le cadavre se trouvait à cet endroit, et pourquoi personne ne l'a repéré avant Julie et sa fille. Les enquêteurs vont également se pencher sur un sac retrouvé non loin du cadavre. Il contenait des francs français, une monnaie totalement abandonnée au profit de l'euro en 2002. Un pacemaker se trouvait également près de la dépouille.

Les restes vont être analysés par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). L'âge approximatif de la victime et son sexe pourront alors être établis. Quant à la robe de chambre, relativement en bon état, elle sera également soumise à des analyses. En examinant les ossements, les experts pourront peut-être déterminer s'il s'agit d'une affaire criminelle. Ils pourront peut-être aussi redonner un visage à la victime grâce à la 3D.

Depuis l'annonce de la découverte de ces restes, les autorités ont reçu une dizaine d'appels de personnes à la recherche d'un proche disparu. «Donner un nom à ce squelette permettrait à sa famille de faire le deuil, parce que ce n'est pas facile de faire son deuil sans avoir accès au cadavre», explique Jean-Philippe Teneur, chef du cabinet communication de la région de gendarmerie des Hauts-de-France.

(L'essentiel/joc)