À Marseille

07 novembre 2018 18:23; Act: 08.11.2018 12:35 Print

Le mystère plane autour des effondrements

Les causes précises de l'effondrement de plusieurs immeubles dans le centre-ville de Marseille, lundi, «ne sont pas établies», selon le procureur Xavier Tarabeux.

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«En l'état, il est prématuré d'imputer des responsabilités pénales» compte tenu «de la complexité de la situation», a ajouté le procureur. «On ignore lequel des deux immeubles a entraîné l'effondrement», a-t-il poursuivi, rappelant que les constructions de la rue d'Aubagne, dataient de la fin du XVIIIe siècle et que les immeubles avaient été construits en «s'appuyant les uns contre les autres».

«Les enquêteurs ont pu recueillir des témoignages selon lesquels l'immeuble situé au numéro 65 avait bougé avant son éboulement», a indiqué M. Tarabeux. La magistrate a aussi rapporté qu'une locataire avait appelé les «pompiers dans la nuit pour signaler l'augmentation d'une fissure qu'elle avait observé dans son appartement» avant de finalement les rappeler pour leur dire «qu'il n'était pas nécessaire qu'ils interviennent».

Trois victimes identifiées

«Le 65 était un immeuble qui présentait des désordres importants mais on n'est pas au titre de ce qu'on peut appeler des marchands de sommeil», a-t-il souligné. L'effondrement des immeubles du 63 et 65 rue d'Aubagne lundi matin dans un quartier populaire du centre-ville de Marseille a fait au moins six morts, trois hommes et trois femmes. Trois d'entre eux, «des locataires du numéro 65», ont pu être «identifiés», a précisé mercredi le procureur.

Un troisième immeuble, au 67 de la rue, s'est ensuite partiellement effondré à son tour. «Les recherches se poursuivent pour retrouver d'autres victimes», a-t-il ajouté: «Cinq locataires de l'immeuble étaient selon nous présents au moment du drame, il est possible également que d'autres personnes aient été dans cet immeuble», a-t-il ajouté.

(L'essentiel/afp)

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