Procès en France

18 novembre 2020 16:32; Act: 18.11.2020 16:59 Print

Le père d'Alexia veut «la perpétuité» pour Jonathann

Le père de la jeune française tuée par son mari en 2017 a réclamé mercredi devant la cour d’assises «la peine maximale» pour Jonathann.

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Le père d’Alexia Daval, Jean-Pierre Fouillot, a réclamé mercredi devant la cour d’assises de la Haute-Saône «la peine maximale» à l’encontre de Jonathann, accusé du meurtre de sa fille. «J’espère tout simplement que la peine maximum soit octroyée», a-t-il déclaré, lors d’une déposition forte à la barre alors que son gendre encourt la réclusion criminelle à perpétuité. «Notre futur, il est simple, nous avons pris perpétuité. Est-ce que ce sera le cas de Jonathann, c’est vous qui en déciderez», a-t-il lancé à la Cour.

«Ce fameux jour nous a éteint la lumière du bonheur et de la sérénité. Nous sommes désormais en mode veilleuse», a-t-il ajouté. Et de s’interroger encore en s’adressant à l’accusé qui fuyait son regard: «Pourquoi Alexia a-t-elle été assassinée, pour une dispute, une relation sexuelle refusée et peut-être pour vouloir te quitter, Jonathann?».

«Un bonheur immense pendant toutes ces années»

«Avant ce drame, le bonheur régnait au sein de notre famille» mais Jonathann l’a «cassé», a ajouté Jean-Pierre Fouillot, 64 ans, vêtu d’une veste de velours vert, la voix parfois altérée par les sanglots. «Il nous a salis» en accusant son beau-frère d’un complot et d’être le meurtrier, a-t-il encore lâché.

«Alexia était une fille tout ce qu’il y a de plus simple, mais tout ce qu’il y a de plus aimant (...) c’était un bonheur immense pendant toutes ces années», a-t-il ajouté, déplorant que la défense cherche à «salir» aussi la victime. C’est d’un assassinat, c’est d’un massacre dont on parle», a estimé le père d'Alexia, alors que les parties civiles soupçonnent Jonathann d’avoir prémédité le meurtre.

À l’issue, le président de la cour, Matthieu Husson, a salué la «dignité» de ces propos qu’il a résumés par «dix ans de bonheur avec Alexia, trois ans de malheur» depuis le meurtre.

(L'essentiel/afp)