France

07 avril 2021 17:05; Act: 07.04.2021 17:10 Print

Le système d'enseignement à distance piraté

Une enquête a été ouverte après les attaques informatiques contre le Centre national d’enseignement à distance, un piratage qui provoque toujours des bugs.

storybild

Plus de 12 millions d’élèves étudient à distance en France, depuis les nouvelles mesures anti-Covid décidées la semaine dernière, par le gouvernement. (photo: AFP)

Une faute?

Deux jours après le début des cours à distance pour plus de 12 millions d’élèves, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête sur une série d’attaques informatiques contre la plateforme du Centre national d’enseignement à distance (Cned), alors que le télé-enseignement souffrait encore de ratés mercredi. Tout devait «être prêt», avait promis le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, mais comme l’an dernier, l’école à la maison connaît des «bugs» liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques.

Face à ces attaques apparues mardi, le Cned a évoqué mardi soir des «actes délibérés de malveillance». La section cybercriminalité du parquet de Paris a ainsi annoncé mercredi s’être saisie du dossier. Confiée à l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLTIC), son enquête a été ouverte pour «accès frauduleux à un système de traitement automatisé» et «entrave au fonctionnement» d’un tel système.

Mardi matin, M. Blanquer avait évoqué une «très forte attaque informatique venue de l’étranger», sans plus de précision sur son origine. «Nous continuons à travailler sur cette origine», a dit mercredi le ministère. Le Cned a par ailleurs expliqué avoir transmis «l’ensemble des éléments techniques liés à ces cyberattaques» à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi).

«On va perdre des élèves»

Contacté, un représentant de l’Anssi a confirmé que l’agence suivait «la situation» et précisé que les équipes du Cned échangeaient «régulièrement avec les équipes de l’Anssi pour déterminer les meilleures mesures à prendre pour atténuer les effets de ces attaques». De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a fait état d’une «nouvelle attaque, survenue dans la nuit de mardi à mercredi», sur la plateforme du Cned, qui a «de nouveau créé des ralentissements, mercredi matin». Il a cependant assuré que «globalement, cela fonctionne».

Un constat pas forcément partagé par des syndicats comme le Snes-FSU ou le Snuipp-FSU, qui pointaient mercredi en fin de matinée «de grosses difficultés à se connecter sur le site de continuité pédagogique "Ma Classe à la Maison"», dépendant du Cned. «C’est d’autant plus inquiétant, car nous sommes mercredi et que ce jour de la semaine est censé occasionner moins de connexions que les autres jours», a indiqué de son côté Guislaine David, la secrétaire générale du Snuipp-FSU, «beaucoup d’élèves n’ont que la matinée de cours ou pas du tout de cours».

Autre crainte, soulevée par la secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, Sophie Vénétitay: «Si les élèves n’ont pas pu se connecter mardi puis mercredi, on va perdre des élèves qu’on aurait pu facilement garder avec un système efficace».

Encore des bugs

L’enseignement à distance a été généralisé cette semaine, de la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, jusqu’aux vacances de printemps unifiées, à partir du 12 avril. Avant une rentrée programmée le 26 avril, en présentiel dans les écoles maternelles et primaires et en distanciel pendant une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

L’afflux de connexions cause en outre depuis mardi d’importantes difficultés d’accès à un autre outil pédagogique numérique de l’enseignement scolaire, les ENT (environnements numériques de travail), gérés par les collectivités locales. Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, indiquait ainsi «des bugs signalés encore en fin de matinée (mercredi) sur les ENT en Normandie, dans le Grand Est et en Île-de-France et Hauts-de-France».

Frédéric Marchand, secrétaire général d’Unsa Education, recense des «ralentissements ou des blocages» d’ENT notamment sur les académies de «Lyon, Clermont, Bordeaux, Poitiers, Nice ou encore Aix». Pour les ENT «des cinq régions (Hauts-de-France, Île-de-France, Grand Est, Nouvelle Aquitaine et Occitanie) ayant connu hier (mardi) des blocages et des temps d’inaccessibilité, leur utilisation est à nouveau possible», a affirmé le ministère, dans un communiqué. Il pointe en revanche «des ralentissements signalés ce matin (mercredi) en région Île-de-France et en région Grand Est», des «désagréments» qui, selon lui, «sont en cours de résolution».

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Darknight le 08.04.2021 02:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Encore une fois la France qui assume pas de pas investir. Hôpitaux école. Ensuite on nous invente des attaques informatiques bidon.

  • trop de censure le 07.04.2021 17:39 Report dénoncer ce commentaire

    DDOS c est pas pirater c'est juste paralyser un système. Rien n'a été volé. Par contre on oublier de faire un article sur le faite que FB ne va pas contacter les gens qui se sont fait voler leur numéro de GSM... 2 poids deux mesures. Ça devient la norme ici.

Les derniers commentaires

  • Darknight le 08.04.2021 02:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Encore une fois la France qui assume pas de pas investir. Hôpitaux école. Ensuite on nous invente des attaques informatiques bidon.

  • trop de censure le 07.04.2021 17:39 Report dénoncer ce commentaire

    DDOS c est pas pirater c'est juste paralyser un système. Rien n'a été volé. Par contre on oublier de faire un article sur le faite que FB ne va pas contacter les gens qui se sont fait voler leur numéro de GSM... 2 poids deux mesures. Ça devient la norme ici.