Meurtre en France

07 juin 2018 07:42; Act: 07.06.2018 10:37 Print

Lelandais filmé sur les lieux de 2 disparitions?

Les familles des deux hommes disparus lors d'un festival électro en Savoie ont transmis à la justice une vidéo où elles pensent reconnaître l'ex-militaire.

storybild

Les familles de deux disparus pensent avoir reconnu Nordahl Lelandais sur une vidéo datant de 2012 prise au festival électro du Fort de Tamié (Savoie). (photo: Twitter)

Sur ce sujet
Une faute?

Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou sont introuvables depuis 2011 et 2012, respectivement. Les deux hommes ont disparu alors qu'ils assistaient au même festival électro au fort de Tamié, en Savoie. Depuis que Nordahl Lelandais a avoué avoir tué Maëlys et Arthur Noyer, les familles de Jean-Christophe et Ahmed pensent que l'ex-militaire pourrait être impliqué dans leur disparition.

Fin mai, à force d'acharnement, ces proches ont été autorisés à se constituer partie civile et une information judiciaire a été ouverte. Pour ne pas rester les bras croisés, les familles ont passé au peigne fin des vidéos de ce fameux festival. Sur l'une d'entre elles, les proches des deux disparus pensent avoir reconnu Nordahl Lelandais, rapporte Europe 1. Ces images ont été transmises à la justice.

«La justice, il faut qu'elle fasse son devoir»

Sur cette vidéo, filmée en 2012 et disponible sur YouTube, on peut voir un individu en pull à capuche bleue. La physionomie de cet homme, la forme de son visage ainsi que sa coupe de cheveux rappellent celles de Nordahl Lelandais. De plus, il porte une chevalière à la main droite, comme on peut le voir sur certaines photos de l'ex-militaire.

Pour les avocats des familles de Jean-Christophe et Ahmed, ces coïncidences sont troublantes. Ils demandent à tous ceux qui ont assisté au festival en 2011 et 2012 de transmettre les vidéos ou photos qu'ils auraient prises pendant l'événement.

«On est dans l'attente. Pour nous, ça donne un élément de plus au dossier, à étudier concrètement par les enquêteurs», estime Adeline, la sœur de Jean-Christophe Morin. «Je pense qu'on a fait du mal à mon fils, je pense que sinon il serait là. On a le droit de savoir. La justice, il faut qu'elle fasse son devoir», ajoute Annick, la mère du jeune homme.

(L'essentiel/joc)