France

12 juillet 2019 12:55; Act: 12.07.2019 18:22 Print

Les chats errants mènent la vie dure aux Marseillais

Les habitants de Marseille réclament l'action des autorités face à la prolifération des chats sauvages.

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Les associations prônent de faire appel aux vétérinaires de la ville pour stériliser les chats errants.

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Abandonnés ou nés dans la rue, plusieurs dizaines de milliers de chats errants vivent à l'état sauvage, à Marseille, et leur nombre augmente de jour en jour, une situation jugée «catastrophique» par des associations. «Les chats sont autant vecteurs de maladie que les rats», alerte Xavier Bonnard, le président de la Société protectrice des animaux (SPA) de Marseille, où vivent «plusieurs dizaines de milliers» de ces félins, selon lui.

«Les habitants, les gardiens, les syndicats de copropriétés... Tout le monde se plaint», explique à l'AFP Véronique Scarica, présidente de la Société protectrice des animaux maltraités et errants (SPAME). Les associations sont unanimes, il «faut faire de gros efforts» pour limiter la prolifération des chats errants. «Il y a quelques années il n'y avait pas beaucoup de chats ici, aujourd'hui il y en a une trentaine. Dans certains quartiers, ils sont des centaines et cela ne s'arrêtera pas sans stérilisation», décrit Nathalie, une «nourricière» des Chutes-Lavie, un quartier central.

600 euros par mois

Tous les matins, les chats, terrés dans les bosquets, attendent de pied ferme Nathalie et son sac de croquettes. Entre les voitures et les joggeurs, ils viennent se nourrir sur un parking longeant le parc Longchamp, l'un des nombreux «points de nourrissage» de la ville. Quelques gamelles, un «minirefuge» concocté de fils de fer, de bâches et de couvertures pour leur tenir chaud l'hiver, et le tour est joué. Ces points de nourrissage sont tenus par des «mères nourricières», un collectif qui vient en aide aux chats errants.

À quelques kilomètres de là, Christelle, qui nourrit 80 chats, déplore la situation. «En les nourrissant, on entretient leur misère, mais on ne peut pas les laisser mourir. C'est une catastrophe». Chaque mois, s'occuper des chats lui coûte «environ 400 euros de nourriture et entre 200 à 250 euros en stérilisation». «Ce n'est pas à nous de devoir payer cela», s'indigne-t-elle.

Dispositif «insuffisant»

Un système gratuit de stérilisation est mis à la disposition des habitants par la ville de Marseille en partenariat avec la fondation Clara, qui a repris le marché à la SPA depuis un an et demi. La SPA de Marseille, qui s'est occupée de la stérilisation des chats errants pendant 17 ans, a arrêté à la suite d'une baisse du budget alloué pour cet objectif par la mairie. «On est passé de 300 000 à 90 000 euros. Ça permet de stériliser à peine 900 chats par an alors qu'il faudrait en opérer 5 000», explique à l'AFP, Xavier Bonnard. Une chatte peut donner naissance à plusieurs dizaines de chatons dans sa vie.

«Le chiffre est insuffisant mais je fais ce que mon budget me permet de faire», se défend Guillaume Jouve, conseiller municipal délégué à l'animal dans la ville. «La mairie n'a aucune obligation, donc ce budget, c'est déjà pas mal», rajoute Alexandre Calvini, responsable Paca de la fondation Clara. Aujourd'hui, les nourriciers doivent attraper les chats, prendre rendez-vous, déposer l'animal afin qu'ensuite il soit emmené à Trets, à une quarantaine de kilomètres de Marseille, pour enfin être opéré. Une démarche «compliquée» pour une personne travaillant ou une personne âgée, car il faut respecter les horaires et porter les cages, estime Christelle.

Les associations prônent de faire appel aux vétérinaires de la ville qui s'occuperaient, chacun, d'un certain nombre de stérilisations. Mais «aucun vétérinaire n'a répondu à l'appel d'offres et ils ont déjà leurs propres patients . De plus, d'autres villes ont déjà essayé ce système mais cela n'a pas vraiment marché», réplique M. Jouve. Il faut mettre les mères nourricières, les associations et la mairie «autour d'une table pour trouver une solution», conclut M. Bonnard.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • duvaro le 12.07.2019 15:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quand on regarde bien la photo, le problème vient-il des chats ou des humains qui se conduisent comme des inconscients ?

  • UneChatte le 13.07.2019 19:09 Report dénoncer ce commentaire

    Ah bon, les chats sont fautifs ? Je pense que l'Homme est beaucoup plus grave que les chats !

  • NialaV le 12.07.2019 16:07 Report dénoncer ce commentaire

    À un problème, il y a une solution lorsque l’on veut en trouver une. Les campagnes se stérilisation des chats errants et de soins dans ma ville fonctionnent assez bien. Des associations (sans but lucratif j’insiste) sont contactées lorsqu’il y a un chat errant à stériliser. Le chat, en collaboration avec l'habitant est trappé, stérilisé par un refuge puis remis sur site s’il ne peut pas être placé en famille. Puis le chat vit sa vie de chat. En quelques années, leur qualité de vie s’est nettement améliorée.

Les derniers commentaires

  • fabilux le 14.07.2019 08:46 Report dénoncer ce commentaire

    qui faut il critiquer sur cette photo? La présence des chats ou des détritus des humains ?

  • UneChatte le 13.07.2019 19:09 Report dénoncer ce commentaire

    Ah bon, les chats sont fautifs ? Je pense que l'Homme est beaucoup plus grave que les chats !

  • Grand Maître le 13.07.2019 12:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cha va être dur de faire stopper cha...

  • Humain le 12.07.2019 19:34 Report dénoncer ce commentaire

    Reagrdez la photo. Les indésirables c'est qui? C'est les déchets des humains, pas les chats. Ces animaux n'ont rien demandés.

  • JDCJDR le 12.07.2019 18:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C’est sympa je trouve, cela donne un côté grec à Marseille