Industrie en France

21 février 2019 09:01; Act: 21.02.2019 09:45 Print

Les fabricants de tampons et serviettes critiqués

Malgré les recommandations, des résidus de substances nocives sont toujours présents dans les protections intimes féminines, note «60 millions de consommateurs».

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Des résidus de substances chimiques indésirables apparaissent toujours dans les protections intimes féminines, déplore «60 millions de consommateurs». (photo: AFP/Loic Venance)

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Malgré les recommandations officielles, des résidus de substances chimiques indésirables sont toujours présents dans les protections intimes féminines (tampons et serviettes périodiques), déplore jeudi le magazine 60 millions de consommateurs. «Principal enseignement des nouvelles analyses: les contaminations par des résidus de molécules à risque persistent», écrit le magazine, dans son numéro de mars, qui relève essentiellement la présence de résidus de glyphosate, un herbicide controversé, et de phtalates. Le syndicat des fabricants, Group'hygiène, a réagi en soulignant que «les rares substances détectées (...) le sont à l'état de traces, à un niveau largement inférieur aux seuils sanitaires».

«Le niveau peut être si faible qu'il équivaut à un carré de sucre dans 2 000 piscines olympiques», a ajouté le syndicat dans un communiqué. La parution de l'enquête de 60 Millions de consommateurs, trois ans après un premier volet qui avait fait grand bruit en 2016, suit de quelques mois un rapport de l'agence de sécurité sanitaire Anses. Dans son rapport paru en juillet dernier, l'Anses avait relevé la présence de substances chimiques «en très faible concentration» dans les protections féminines, mais avait souligné que cela ne présentait pas de risque pour les utilisatrices. Pour autant, l'Anses avait recommandé par précaution aux fabricants «d'améliorer la qualité de ces produits, afin d'éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques». «Trois ans après nos premières révélations, 60 a souhaité vérifier dans quelles mesures les recommandations de l'Anses étaient suivies par les fabricants», indique le magazine.

«Encore trop de marques restent floues sur les ingrédients utilisés dans leurs protections périodiques»

Selon lui, «la présence récurrente du glyphosate ou d'un de ses dérivés dans des produits de grandes marques (...) interpelle de nouveau». Cela concerne également des marques labellisées bio. «Autre résultat remarquable: la présence de phtalates que nous n'avions pas détectés auparavant», poursuit l'enquête, en citant une substance appelée DEHP. «Suspecté par l'ECHA, l'Agence européenne officielle en charge des substances chimiques, de pouvoir altérer la fertilité (...), le DEHP fait partie des phtalates les plus préoccupants», selon le magazine. 60 Millions de consommateurs déplore qu'«encore trop de marques restent floues sur les ingrédients utilisés dans leurs protections périodiques», en l'absence de réglementation contraignante. «Les marques mises en cause ne sont pas forcément les mêmes mais le constat demeure. Les jeunes filles et les femmes qui portent des protections périodiques à usage unique peuvent être au contact de résidus pour le moins indésirables de manière chronique», conclut le magazine.

«L'Anses a clairement conclu en juillet dernier à l'absence de risques pour l'utilisation de ces produits», a insisté Group'Hygiène, en faisant valoir que les substances détectées n'étaient pas ajoutées par les fabricants de manière intentionnelle. «Elles peuvent être présentes dans la majeure partie de l'écosystème agricole actuel et notre environnement: air, eau, sol...», selon le syndicat. Le 8 février, après une mise en cause similaire qui avait provoqué une alerte de l'Anses et une injonction du gouvernement, les fabricants de couches pour bébés se sont engagés à indiquer les composants sur leurs emballages.

(L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Lola le 21.02.2019 11:03 Report dénoncer ce commentaire

    Le meilleur choix, une cup et des protèges slips lavables. Pas de substances chimiques, économiques et plus de déchets.

  • LéaEtLéopold le 21.02.2019 09:25 Report dénoncer ce commentaire

    Quelle histoire ............

  • Maeva le 21.02.2019 15:27 Report dénoncer ce commentaire

    Les produits cosmétiques c'est la même chose. Les magasins "naturels" du Luxembourg offrent un autre choix. Il suffit de s'y intéresser.

Les derniers commentaires

  • Maeva le 21.02.2019 15:27 Report dénoncer ce commentaire

    Les produits cosmétiques c'est la même chose. Les magasins "naturels" du Luxembourg offrent un autre choix. Il suffit de s'y intéresser.

  • Alainmg° le 21.02.2019 14:15 Report dénoncer ce commentaire

    Une femme demande à son mari de lui acheter des tampons périodiques. Pas de problème lui dit il. Il revient avec une boule de coton et 2 m de ficelle. La femme fâchée lui demande pourquoi ? l' homme réponds : hier je t' ai envoyée acheter des cigarettes et tu es revenue avec du tabac à rouler et du papier, alors maintenant tu fais comme moi, tu roules le coton et la ficelle pour faire un tampon. Ce n' est pas une mauvaise blague c' est de l' humour du jeudi.

  • Lola le 21.02.2019 11:03 Report dénoncer ce commentaire

    Le meilleur choix, une cup et des protèges slips lavables. Pas de substances chimiques, économiques et plus de déchets.

  • LéaEtLéopold le 21.02.2019 09:25 Report dénoncer ce commentaire

    Quelle histoire ............

    • lestrollsrusses le 21.02.2019 12:10 Report dénoncer ce commentaire

      Oui, quelle histoire

    • Koursk le 21.02.2019 19:12 Report dénoncer ce commentaire

      En effet quelle histoire