Grogne en France

09 décembre 2018 10:09; Act: 10.12.2018 12:07 Print

Les «gilets jaunes» attendent des mesures

Alors que le quatrième jour de mobilisation du mouvement social a encore provoqué des dégâts en France, la prochaine intervention d'Emmanuel Macron est très attendue.

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Quelque 125 000 manifestants encore ce samedi, et des violences, mais en proportion moindre qu'il y a une semaine: après une quatrième journée de mobilisation en léger recul des «gilets jaunes», le président français Emmanuel Macron va annoncer de nouvelles mesures en réponse à cette crise mettant son quinquennat à l'épreuve. Selon son Premier ministre Édouard Philippe, «le temps du dialogue est là et (...) il faut désormais retisser l'unité nationale». Le président s'exprimera peut-être lundi et «il lui appartiendra de proposer les mesures» pour permettre «à l'ensemble de la Nation française de se retrouver et d'être à la hauteur des enjeux», a indiqué Édouard Philippe.

Des tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Élysées, des vitrines brisées sous les lumières de Noël et des voitures brûlées à Paris mais aussi des heurts et dégradations à Bordeaux, Toulouse, Marseille et encore Nantes, et toujours des blocages sur les routes: les images de samedi ont une nouvelle fois marqué les esprits. Mais elles sont sans commune mesure avec les scènes de guérilla urbaine, à l'arc de triomphe et dans plusieurs quartiers huppés de la capitale, qui avaient été observées une semaine auparavant et avaient stupéfié dans le monde entier.

La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a cependant déploré lors de cet acte IV samedi «des scènes de chaos» et des «dégâts incommensurables» pour l'économie et l'image de la ville. Il y a eu sur l'ensemble du territoire 11 000 manifestants de moins que le 1er décembre. Un dispositif exceptionnel avait été prévu, avec 89 000 membres des forces de l'ordre déployés sur l'ensemble du territoire, dont 8 000 à Paris appuyés par 14 véhicules blindés à roue, déployés pour la première fois de leur histoire dans la capitale. Au total, 1 723 personnes ont été interpellées dans toute la France et 1 220 ont été placées en garde à vue, selon des chiffres publiés dimanche par le ministère de l'Intérieur.

(L'essentiel/afp)