France

22 août 2016 20:59; Act: 22.08.2016 21:01 Print

Les pilotes d'Air Cocaïne peuvent à nouveau voler

La justice les autorise à reprendre du service à bord de bombardiers d'eau, jugeant qu'il n'y a aucun risque d'infraction.

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La justice a autorisé les deux pilotes mis en examen dans l'affaire Air Cocaïne à exercer à nouveau leur activité professionnelle, mais uniquement aux commandes d'avions bombardiers d'eau. Les deux pilotes, suspectés d'avoir pris part à un vaste trafic international de cocaïne, et qui s'étaient enfuis en octobre de façon rocambolesque de République Dominicaine, avaient été libérés le 24 mars et placés sous contrôle judiciaire. Ce contrôle judiciaire leur interdisait notamment d'exercer toute activité dans le domaine aéronautique.

Les deux hommes souhaitant participer, fin mai, à des épreuves de sélection de pilotes bombardiers d'eau, leur avocat avait demandé une modification de leur contrôle judiciaire au printemps, ce que la juge d'instruction marseillaise chargée de l'enquête avait refusé.

Trop tard pour passer les examens

Finalement, la cour d'appel d'Aix-en-Provence leur a donné raison, dans un arrêt rendu le 30 juin, et consulté lundi par l'AFP. «Ce projet professionnel ne fait pas craindre le renouvellement de l'infraction puisque, s'il s'agit d'un emploi dans le domaine de l'aviation, il ne porte pas sur le transport aérien de personnes ou de marchandises, mais sur la lutte contre les incendies», relèvent les juges.

La décision a été rendue après les épreuves de sélection auxquelles les pilotes mis en examen voulaient participer, mais «d'autres épreuves sont susceptibles de se dérouler dans un avenir proche», ajoutent-ils. L'interdiction de quitter le territoire est maintenue pour les deux hommes, qui avaient été interpellés à Punta Cana dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, alors que le Falcon 50 qu'ils pilotaient s'apprêtait à décoller pour Saint-Tropez avec à son bord, vingt-six valises contenant 680 kg de cocaïne.

Condamnés à 20 ans de prison par la justice dominicaine, ils avaient fui avant leur procès en appel. Leur condamnation a depuis été confirmée.

(L'essentiel/nxp/afp)