Affaire Maëlys en France

30 novembre 2017 09:16; Act: 30.11.2017 16:11 Print

Les premières auditions du suspect annulées

Les premières déclarations de l'homme soupçonné d'avoir kidnappé la fillette de 9 ans lors d'un mariage en août ont été annulées.

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Trois mois après la disparition de la petite Maëlys en Isère, l'homme suspecté de l'avoir enlevée a obtenu jeudi l'annulation de ses premières déclarations en garde à vue. L'ex-militaire de 34 ans est parallèlement arrivé un peu avant 9h30, au palais de Justice de Grenoble, pour être réentendu par les juges d'instruction chargés du dossier.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble a rendu à huis clos son arrêt sur la requête en nullité plaidée par la défense, il y a dix jours. Les premières auditions du principal suspect de l'enlèvement de Maëlys, neuf ans, vont être retirées du dossier d'enquête en raison d'une erreur de procédure.

Les «contradictions» du suspect

Le suspense était tout relatif, le parquet général avait lui-même requis d'annuler les quatre auditions de Nordahl L. lors de sa première garde à vue le 31 août, quatre jours après la soirée de mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, durant laquelle l'enfant a soudainement disparu.

En raison d'une erreur de procédure, les déclarations de l'ex-militaire de 34 ans n'avaient alors pas été filmées, alors que le code pénal l'exige pour une affaire criminelle. Les enquêteurs assurent s'être «préparés» de longue date à cette annulation et ne pas attacher trop d'importance à ces premières déclarations qui faisaient surtout apparaître, selon eux, les «contradictions» de celui qui a toujours nié être impliqué dans la disparition de la fillette.

Une extension de l'annulation à la seconde garde à vue - celle qui a débouché sur sa mise en examen pour enlèvement après la découverte d'une trace ADN de la fillette dans sa voiture - aurait été autrement plus déstabilisante. Mais la chambre de l'instruction n'est pas allée jusque-là et les juges chargés du dossier - deux femmes et un homme - vont pouvoir ré-interroger Nordahl L., qu'ils n'ont pas revu depuis son incarcération le 3 septembre.

(L'essentiel/afp)