Sommet du G7

19 août 2019 17:39; Act: 19.08.2019 17:53 Print

Les premiers opposants plantent leurs tentes

Près de 10 000 manifestants devraient venir s'installer à quelques encablures du G7, qui se tient cette année à Biarritz dans le sud-ouest de la France.

Sur ce sujet
Une faute?

Anticapitalistes, défenseurs de la planète, altermondialistes et autres opposants au G7 ont commencé lundi à se rassembler dans leur quartier général d'Urrugne, à 20 km de Biarritz, où s'ouvre samedi le sommet du G7. Ils promettent une semaine d'actions pacifiques.

Les premiers militants sont arrivés dès le matin sur les lieux du contre-sommet et ont commencé à installer le «camp de vie» qui devrait accueillir entre 5 000 et 10 000 personnes, selon les organisateurs.

Loin des zones urbaines et ultra-touristiques, le QG des opposants est installé dans un ancien centre de vacances Nestlé, aujourd'hui désaffecté. Ils ont investi les quelques bâtiments au milieu des champs de cette commune basque quasi-rurale entre Saint-Jean-de-Luz et Hendaye, située au bord de l'Atlantique, le long de la célèbre route de la Corniche.

Plus de 200 intervenants

«On installe les infrastructures nécessaires, c'est-à-dire des douches, des toilettes, le camping et des cantines pour pouvoir nourrir des milliers de personnes. C'est un camp collaboratif basé sur l'autogestion», explique Bertrand Lataillade, l'un des responsables, au nom de la plateforme locale d'opposants baptisée «G7 Ez» («non au G7» en basque).

Lundi matin, ils sont quelques dizaines à prêter main-forte pour monter chapiteaux et autres scènes. Le gros des troupes est attendu mardi, alors que le contre-sommet sera officiellement lancé mercredi matin par des conférences et des ateliers dans les villes voisines d'Hendaye et, côté espagnol, Irun. Plus de 200 intervenants pour 40 conférences et 50 ateliers sont annoncés pendant trois jours.

«Tout ça se passe dans un cadre très organisé, négocié avec les autorités. En fait, on nous autorise à faire un contre-sommet», affirme Danielle Mesplé, bénévole en charge de l'accueil et membre du syndicat Solidaires. Et la militante d'assurer que tout sera fait «pour que les choses se passent bien».

«Un autre monde»

Non loin, le coin restauration s'organise. C'est là que plusieurs milliers de repas seront servis chaque jour, par plusieurs cantines différentes. «Il y a des Suisses, des Belges, des Ariégeois et nous, des Bretons», explique Dominique, l'un des bénévoles.

Avec leur cantine baptisée «Nourrir la grève», les Bretons sont rompus à l'exercice. «On fait à manger pour des luttes locales autour des chez nous, à la zad de Notre-Dame-des-Landes ou sur les piquets de grève, donc on est équipés pour ce genre de moment, pour nourrir tout le monde», explique le bénévole.

«Nous, on veut faire la promotion d'un autre monde et on veut présenter des initiatives, des expériences qui fonctionnent, et des témoignages sur les façons de consommer pour réduire drastiquement, par exemple, la consommation d'énergie», précise M. Lataillade. Un espace consacré à la lutte des «gilets jaunes» est notamment prévu et des militants de toute l'Europe sont attendus à Urrugne.

Pas de confrontation

Du côté des mobilisations, le 24 août, jour du lancement du sommet des chefs d'État à Biarritz, une grande manifestation s'élancera d'Hendaye pour rejoindre Irun.

Le lendemain, des actions «d'occupation des places publiques» auront lieu dans sept communes limitrophes de la cité balnéaire. «C'est la zone arc-en-ciel qui viendra encadrer les puissants à Biarritz. On veut montrer à ces sept chefs d'État qu'ils sont tout seuls», lance Bertrand Lataillade.

Quelques jours plus tôt, les opposants avaient assuré qu'ils agiraient avec «calme et détermination». «Nous ne dégraderons rien, nous ne participerons pas à la surenchère. Nous n'entrerons pas en confrontation avec les forces de l'ordre et s'il y a des violences répressives nous opposerons des techniques de résistance non-violentes», avait déclaré Aurélie Trouvé, représentante d'ATTAC de la plateforme «Alternatives G7», à l'origine des mobilisations.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Linda'La Brava" le 20.08.2019 09:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qu'il en soit ainsi

Les derniers commentaires

  • Linda'La Brava" le 20.08.2019 09:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qu'il en soit ainsi