En France

23 décembre 2016 11:10; Act: 23.12.2016 12:04 Print

Les VTC reprennent leur mobilisation contre Uber

Les VTC ont repris vendredi matin leur mobilisation, avec des rassemblements aux aéroports d'Orly et Roissy, pour inciter Uber à relever ses tarifs, qu'ils jugent «indignes».

storybild

Les chauffeurs de VTC ont bloqué en partie l'accès à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. (photo: AFP/Patrick Kovarik)

Sur ce sujet
Une faute?

À 6h40, plusieurs dizaines de voitures étaient rassemblées dans le calme aux abords de Roissy, encadrés par les forces de l'ordre, a constaté un photographe de l'AFP. Selon une source aéroportuaire, 120 véhicules ont été verbalisés pour «entrave volontaire à la circulation». Le site d'informations routières Sytadin prévenait les automobilistes à 6h30 qu'une manifestation était «en cours sur l'A3 vers la province au niveau de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, générant un ralentissement depuis Aulnay-sous-Bois». Ce ralentissement avait tendance à se résorber quelques minutes plus tard.

À Orly, au sud de Paris, une source aéroportuaire a recensé une douzaine de véhicules rassemblés à une station-service de l'aéroport, sans effet sur le trafic. À l'appel de huit organisations, rassemblements et blocages devaient commencer à l'aube, avant une opération escargot jusqu'au siège d'Uber, dans le XIXe arrondissement, en milieu de matinée, avant dispersion des manifestants.

Une négociation sur quatre points

«Nous appelons tous les VTC à cesser le travail le matin et à le reprendre l'après-midi, en boycottant Uber», a expliqué Sayah Baaroun de l'Unsa-VTC. Plusieurs organisations ont appelé à reproduire l'opération les jours suivants, jusqu'à ce que la start-up américaine accepte un retour aux tarifs d'avant octobre 2015: 8 euros minimum la course, contre 6 actuellement, et 20% de commission, au lieu de 25% aujourd'hui.

Après l'échec mardi des discussions avec Uber, le gouvernement a nommé un médiateur, qui a jusqu'au 31 janvier pour mener une négociation sur quatre points: la tarification, les charges, la protection sociale et les conditions de déconnexion des plateformes. Jacques Rapoport, ancien haut responsable à la SNCF, a commencé ses auditions mercredi. Il a reçu Uber jeudi.

Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, a appelé toutes les parties à «l'apaisement» et à s'engager «dans un cycle de discussions». «Aucune violence ou aucun blocage sur la voie publique ne sauraient être tolérés», a-t-il rappelé mercredi soir. La semaine dernière, les premières manifestations avaient été émaillées d'incidents.

(L'essentiel/afp)