En France

21 juillet 2019 13:23; Act: 21.07.2019 13:49 Print

Tué dans une altercation avant la finale de la CAN

Un doctorant guinéen, fan des Lions du Sénégal, a perdu la vie samedi à la suite d'une altercation vendredi soir, peu avant la finale Sénégal-Algérie.

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Mamoudou Barry est décédé après avoir été violemment frappé.

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Un Guinéen d'une trentaine d'années a succombé à ses blessures samedi au CHU de Rouen (F). «Alors qu'il était avec sa femme et leur fille de 2 ans pour aller suivre la finale de la CAN chez un ami de la famille, il a été apostrophé par un homme à Canteleu, près de Rouen. L’agresseur l'a pris pour un Sénégalais et l'a traité de «sale n****», a expliqué un proche de la victime contacté par «20 minutes»

Mamoudou Barry serait sorti de son véhicule pour s'expliquer avec l'auteur des insultes. Il a reçu au moins un coup au visage, avant de chuter lourdement et d'être blessé à la nuque. Transféré à l'hôpital vendredi vers 20h, le jeune père de famille a perdu la vie le lendemain.

« L'affaire est très sensible »

«Il venait d'obtenir son doctorat en droit. C'était le 27 juin. Mamoudou Barry était un chercheur brillant, spécialiste des politiques fiscales et douanières, notamment dans le domaine des ressources minières. Toute la communauté guinéenne est en deuil», a indiqué une connaissance de la victime établie à Seine-Maritime.

La police et le CHU n'ont voulu ni confirmer ni infirmer la mort du chercheur de 31 ans, chargé d'enseignement à l'Université de Rouen. «L'affaire est très sensible. Le procureur et la police ont donné des instructions pour que l'affaire soit verrouillée à ce stade de l'enquête. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je viens de perdre un ami qui était comme un frère. Un homme brillant, promis à un bel avenir, a été lâchement tué», a indiqué un ressortissant guinéen.

« Un jeune brillant tué par le fait d'une bêtise humaine »

Dans la soirée de samedi, un avis mortuaire publié dans les médias guinéens a effacé les derniers doutes qui pouvaient subsister sur la fin tragique du chercheur guinéen. «Il a été victime d'une agression verbale puis physique d'une extrême violence qui lui ont causé des lésions cérébrales et l'ont mis dans un coma profond dès la soirée du 19 juillet», peut-on lire dans l'annonce nécrologique.

«C'est une grosse perte pour nous. Un jeune brillant tué par le fait d'une bêtise humaine. C'est triste», a réagi Amara Camara, l'ambassadeur de la Guinée en France.

(L'essentiel/apn)