Nordahl Lelandais

24 février 2020 21:47; Act: 25.02.2020 11:16 Print

«On se serait fait couper la main que c'était pas lui»

Des cousins du meurtrier présumé de Maëlys et d'Arthur Noyer témoignent pour la première fois. Ils partagent leur écoeurement après avoir défendu bec et ongles celui qu'ils croyaient innocent.

Sur ce sujet
Une faute?

Pour la première fois, des proches de Nordahl Lelandais se sont exprimés à la télévision. Le 23 février, dans le cadre de son émission «13h15 le dimanche», France 2 a diffusé un documentaire consacré au meurtrier présumé de Maëlys et d'Arthur Noyer. À cette occasion, les cousins les plus proches de l'ex-militaire ont livré un témoignage inédit. Ils racontent comment leur vie a basculé au moment où ils ont réalisé que leur cousin était en fait un prédateur.

Le jour où Lelandais est placé en garde à vue dans le cadre de l'affaire Maëlys en septembre 2017, ses proches ne croient pas une seconde en sa culpabilité. «C'était forcement une erreur, c'était le bouc émissaire, on a tout de suite imaginé ça. On se serait fait couper une main que c'était pas lui», explique un de ses cousins. En février 2018, l'ex-militaire finira par avouer être responsable de la mort de la fillette, assurant l'avoir «accidentellement» tuée en lui donnant une gifle.

«On a refusé de voir les vidéos»

«Ça met un coup de massue, je me suis senti trahi. Même auprès de mes amis que je me suis mis à dos. En fait, ils avaient tous raison», confie un cousin. La femme de celui-ci ajoute: «Il y avait cette honte d'avoir pu le défendre». Ceux qui étaient si proches de Lelandais étaient cependant encore loin d'imaginer que le trentenaire s'en était également pris à leur propre enfant. En juin 2018 en effet, les enquêteurs découvraient chez le trentenaire des vidéos d'agressions sexuelles sur des mineures. L'intéressé reconnaîtra les faits. Pour les parents de la fillette de 4 ans, le choc est terrible.

«On a refusé de voir les vidéos, mais on a vu les photos, et on a reconnu ma fille qui avait quatre ans à l'époque», explique la maman de la victime. Elle ajoute: «C'est du dégoût, de la culpabilité, on a toutes sortes de choses qui passent par la tête.» Un autre membre de la famille résume: «Il nous a bousillés». En s'exprimant pour la première fois publiquement mais sous couvert de l'anonymat, les cousins de Nordahl Lelandais espèrent aider la famille de Maëlys dans l'espoir que la vérité sur sa mort éclate enfin.

(L'essentiel/joc)