Nordahl accusé de pédophilie

07 décembre 2018 14:25; Act: 07.12.2018 14:47 Print

«On voit une main se livrer à des attouchements»

Les juges n'en ont pas fini avec le suspect de la mort de Maëlys lors d'un mariage. Le trentenaire est suspecté d'abus sur deux fillettes.

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Lelandais a encore été mis en examen.

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Nordahl Lelandais a été mis en examen, vendredi, dans une nouvelle affaire d'agression sexuelle sur mineure. Il avait été interrogé par les juges grenoblois en charge de l'affaire Maëlys, après la découverte d'une autre vidéo d'agression sexuelle sur une enfant, dans ses téléphones portables, a indiqué l'avocate des parents de la fillette.

Extrait de sa cellule de Saint-Quentin-Fallavier, vendredi matin, l'ex-maître chien, mis en examen pour le meurtre de Maëlys, l'assassinat d'Arthur Noyer et l'agression sexuelle d'une première petite-cousine, doit être interrogé au sujet d'une vidéo montrant des attouchements sur une autre petite cousine, sa filleule âgée de 4 ans au moment des faits, a précisé Me Caroline Rémond, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

«Parfaitement identifiable»

L'avocate des parents des deux jeunes victimes a expliqué à l'AFP que sur la seconde vidéo, «on voit une main se livrer à des attouchements sexuels sur une fillette. Il n'y a pas de pénétration digitale. Nordahl Lelandais est parfaitement identifiable». «On ne voit pas le visage de l'enfant de 4 ans, mais les gendarmes ont pu grâce à leur enquête identifier la petite victime», a-t-elle ajouté.

L'agression aurait été commise au cours de l'été 2017, au domicile de l'enfant, dans le sud de la France, quelques semaines avant celle de l'autre petite cousine, qui avait 6 ans au moment des faits. Cette première agression avait été filmée par le trentenaire à son domicile de Domessin (Savoie), une semaine jour pour jour avant l'enlèvement et le meurtre de Maëlys, dans la nuit du 26 au 27 août 2017, à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Les parents des deux enfants «sont dévastés, triplement traumatisés. Avant les agressions, aucun signal ne les avaient alertés chez Lelandais, un familier, choisi comme parrain de la fillette la plus jeune, et ils s'inquiètent: combien d'autres victimes risquent-elles d'être découvertes?», relève encore Me Rémond. «Ils espèrent qu'il va parler».

(L'essentiel/afp)