Féminicides en France

10 janvier 2021 15:49; Act: 11.01.2021 19:18 Print

«Plus écoutées mortes que vivantes»

Une soixantaine de militantes ont dressé dimanche, à Paris, un «mémorial» pour les victimes de féminicides, en collant sur un mur les prénoms de 111 femmes tuées en 2020.

Sur ce sujet
Une faute?

Sarah, Virginie, Grâce, Mathilde, Claudette... les prénoms des victimes ont été affichées en lettre noires sur un mur du XIe arrondissement, situé dans un passage couvert, à l'abri des intempéries. «En 2020, le patriarcat tue encore: 98 féminicides conjugaux, 11 travailleurs ou travailleuses du sexe et 2 personnes transgenres tuées», proclamait une autre inscription déployée en face de ce mémorial.

Ce chiffre de 98 féminicides - recensés par le collectif associatif «Féminicides par compagnon ou ex», est inférieur aux 146 comptabilisés officiellement en 2019. «Mais en 2020, il y a eu beaucoup plus de violences» contre les femmes, a affirmé à l'AFP Camille, une des porte-parole du mouvement des «Colleuses».

Selon la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes a enregistré une hausse de 60% des appels de victimes pendant le deuxième confinement par rapport à la normale, alors que cette hausse était de 40% pendant le premier confinement du printemps 2020.

«On entend la voisine crier, on n'ose pas s'en mêler»

Les «colleuses», juchées sur des escabeaux ou des poubelles pour placarder leurs affiches et accrocher des bouquets de fleurs entre les prénoms des victimes, ont également collé des slogans tels que «État coupable, justice complice», «Plus écoutées mortes que vivantes», ou «Des réformes avant qu'on soit mortes».

«Le gouvernement n'agit pas assez» contre le fléau des féminicides, a résumé Camille, qui réclame «de l'argent, des moyens pour les associations», ainsi qu'un déploiement plus rapide des bracelets antirapprochement, destinés à tenir à distance les conjoints ou ex-conjoints violents.

Ces actions de collage, menées régulièrement partout dans Paris et sa banlieue, doivent aussi contribuer à mobiliser les citoyens, selon elle: «Il ne faut pas fermer les yeux: on entend la voisine crier, et on n'ose pas s'en mêler, ce n'est plus possible!».

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • agir aider le 10.01.2021 17:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une femme n est pas un objet sexuelle , n est pas un pansement , n est pas un cobaye, n est pas là pour se faire abuser humilier maltraitée rabaissée insulter , frapper . Le confinement la pandémie a révélé des hommes “ normaux“étant violents . Le gouvernement devrait agir .

  • bats la le 10.01.2021 18:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Combien de femmes battues sont décédés qu “on “a fait passer pour des suicides . Bizarre au Luxembourg on ne parle jamais de “me too “, “balance ton porc “.. ça n existe pas Les porcs ici . Le vent a dévié “ me too “ du Luxembourg vers Les autres pays ? . Non , Le Luxembourg est un petit pays et les femmes n osent pas parler car tout le monde connaît tout le monde ici chut elle risque d être étiquetée ou ne plus trouver de job , en société c est mal vu , c est plutôt mouvement “bats la viole la , elle se taira“ elles ont peurs des répercussions.

  • La faute a qui... le 10.01.2021 17:50 Report dénoncer ce commentaire

    Elles sont mortes du COVID aussi en quelque sorte... c'est triste mais vrai. Sans les confinements, etc. Pas de violences à ce point... idem pour les suicides. Tout cela n'a pas fait de bien a la population.

Les derniers commentaires

  • pioups le 11.01.2021 05:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On va pas se mentir u'e femme morte est moins chiante à ecouter

  • macho men le 11.01.2021 00:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le souci c est que les femmes au Luxembourg ne disent rien car elles ont peur de se retrouver dans la rue . Il n y a pas d aide aux femmes pas de logement sociaux . Pourtant c est un petit pays peu de femmes et les résidentes ne sont pas protégées aux Luxembourg. I

  • 57 le 10.01.2021 20:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    "alzigen" Votre commentaire est honteux, et inacceptable. Regardez les statistiques

  • si tu savais le 10.01.2021 20:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Alzingen: ayant bossé dans la “ maltraitance “ au Luxembourg, je te garanti que les bourreaux étaient en rapport au % de population, de toutes origjnes , donc aussi des gens de la même origine que toi Alzingen . La violence , la maltraitance touche toutes les origines . Le scoop Même des gens riches ou mr parfait en société. Tu es loin de t imaginer . Tu es que raciste .

  • dans le doute verifier le 10.01.2021 19:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le DJ italien a vécu une dispute familiale qui a dégénéré vendredi soir. Il a été hospitalisé après un coup de couteau à l’abdomen porté par son papa. Ça aurait pu être sa femme . La donne aurait été différente ils n auraient pas fait d enquête ? elle est retrouvée inconscient et Pas relevé les empruntes sur le couteau . Le seul témoin l homme pouvait dire Elle a tenté de se suicider puisque la femme ne se souvient de rien et elle pensera j ai tenté de me suicider si elle entend les soignants en urgence le dire c est une tentative de suicide si elle ne se souvient de rien ca peut porter à confusion et le croire ! La police doit toujours interroger la victime et relever les empreintes et ne pas considérer uniquement ce que dit le “témoin “. Il peut mentir . Les empreinte révèlent la vérité et pour ça il faut sceller et conserver l “arme “, Juste au cas où