«Gilets jaunes»

21 septembre 2019 10:54; Act: 21.09.2019 14:52 Print

106 personnes ont été interpellées à Paris

Plusieurs centaines de personnes se revendiquant des «gilets jaunes» manifestent ce samedi à Paris, qui est sous haute surveillance des forces de l'ordre.

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Journée sous tension samedi à Paris: les forces de l'ordre ont dispersé dans la matinée plusieurs petits attroupements de personnes se revendiquant «gilets jaunes», notamment sur les Champs-Elysées, avant le coup d'envoi de marches pour le climat et contre la réforme des retraites. À la mi-journée, cent six personnes avaient été interpellées, 43 placées en garde à vue et une centaine verbalisées dans les zones où il était interdit de manifester, selon la Préfecture de police et le parquet. Les forces de l'ordre ont pour mission d'intervenir rapidement dès que des attroupements se forment, a expliqué une source au sein de la PP. Quelque 7 500 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés.

Des tirs de gaz lacrymogènes ont eu lieu dans le quartier des Champs-Elysées, où certains commerces étaient barricadés derrière des protections en bois. Il n'y avait pas eu de dégradation en milieu de journée, selon la PP. La journée de mobilisation a démarré place de la Madeleine, où les forces de l'ordre, au dispositif musclé, ont dispersé environ 300 personnes qui tentaient de se rassembler à l'appel d'Attac et Solidaires, malgré l'interdiction formulée vendredi par la PP.

«Tout le monde déteste la police»

Des manifestants ont également été bloqués dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Pour la première fois, pour cet acte 45 des «gilets jaunes», la plupart des manifestants se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018 ne portaient pas ce vêtement, jusque-là incontournable dans leurs cortèges. C'est ensuite autour des Champs-Elysées que la situation s'est tendue, avec des charges des forces de l'ordre et des manifestants qui ont renversé poubelles et barrières. Des slogans antipolice et anticapitalistes ont été entendus. Là encore, chaque attroupement était encerclé et dispersé, selon un journaliste de l'AFP. Aux «dispersez-vous» de la police, certains répondaient «Cassez-vous» ou «Tout le monde déteste la police».

«Nous sommes traités comme des criminels», s'est énervée Brigitte, militante écologiste. «On se rassemble juste pour dire qu'on n'arrive pas à vivre. C'est pas seulement contre un président mais contre un système» qu'on manifeste, dit pour sa part une femme en sweat à capuche sous couvert de l'anonymat. Les autorités craignent un retour des violences, comme au plus fort du mouvement des «gilets jaunes». Une source sécuritaire a ainsi évoqué des risques de «convergence» entre ces derniers et «des black blocs qui veulent tout casser» mais aussi d'«infiltration» de la marche pour le climat qui était prévue à 14h30.

(L'essentiel/afp)