En France

09 février 2019 10:29; Act: 09.02.2019 10:38 Print

Un incendie vise la maison de Richard Ferrand

Le président de l'Assemblée nationale française a porté plainte vendredi soir après une tentative d'incendie volontaire à son domicile privé dans le Finistère.

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«Rien ne justifie les intimidations, rien ne justifie les violences et les dégradations», a tweeté le président de l'Assemblée nationale française. (photo: AFP)

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Dénonçant «un acte grave», le président LREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a dit porter plainte vendredi soir après une tentative d'incendie «volontaire» à son domicile privé dans le Finistère, dont «l'origine criminelle ne semble pas faire de doute». «Rien ne légitime la violence ou l'intimidation à l'égard d'un élu de la République. Toute ma solidarité envers @RichardFerrand et ses proches», a réagi le président Emmanuel Macron.

«Rien ne justifie les intimidations, rien ne justifie les violences et les dégradations», a de son côté souligné M. Ferrand en postant deux photos sur Twitter sur lesquelles on peut notamment voir une porte fenêtre incendiée. «Alors que le Président de l'Assemblée nationale assistait ce jour à Rennes, aux côtés du Premier ministre, à la signature du pacte d'accessibilité et du contrat d'action publique pour la Région Bretagne, un voisin constatait que son domicile situé à Motreff, dans sa circonscription du Finistère, avait fait l'objet d'un incendie volontaire», a indiqué un communiqué de l'Assemblée nationale, relayé par M. Ferrand. «La Gendarmerie nationale ayant découvert sur place une couverture, un résidu de pneumatique, et une torche artisanale imbibée de carburant, l'origine criminelle ne semble pas faire de doute», ajoute le communiqué.

Pas de revendications

«Honte à ceux qui commettent de tels actes. Et soutien amical au Président de l'Assemblée nationale et à sa famille», a aussitôt réagi le Premier ministre Edouard Philippe, comme plusieurs autres membres du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a également fait part de sa solidarité en tweetant peu avant minuit: «Intimidations, menaces, incendies... Des actes indignes et odieux. Soutien à @RichardFerrand que je sais solide comme le granit breton». Le procureur de Brest, Jean-Philippe Recappé, a déclaré à l'AFP que, selon les premiers éléments «il s'agit d'un incendie criminel. Cela ne fait aucun doute. on trouve un reste de pneumatique, visiblement du carburant».

«C'est un voisin qui s'est aperçu que quelqu'un a voulu mettre un incendie, il s'en est aperçu vers 14 heures. Ce n'est pas une résidence principale, cette maison n'était pas habitée», a ajouté le procureur qui n'était pas en mesure de dire quand les faits ont été commis. «Un volet a explosé la vitre, cela s'est arrêté là. Il n'y a pas de tag qui permettrait de mettre en lien avec les gilets jaunes, pas de revendications, pas de pénétration hostile dans la maison», a ajouté M. Recappé qui a confirmé l'ouverture d'une enquête.

(L'essentiel/afp)