En France

24 mai 2019 12:19; Act: 24.05.2019 12:51 Print

Son collègue a-​​t-​​il voulu l'empoisonner?

Une ex-collègue de l'anesthésiste de Besançon, mis en examen pour 24 empoisonnements présumés, le soupçonne d'avoir voulu l'empoisonner lors d'une opération.

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Une ex-collègue de Frédéric Péchier, l'anesthésiste de Besançon mis en examen pour 24 empoisonnements présumés, le soupçonne d'avoir voulu l'empoisonner lors d'une opération, ce que réfute catégoriquement la défense. Catherine Nambot, elle même anesthésiste à la clinique Saint-Vincent de Besançon où exerçait le Dr Péchier, est «persuadée» que ce dernier a cherché à l'empoisonner lors d'une intervention bénigne qu'elle avait subie en avril 2016, a indiqué son avocat, Me Alain Dreyfus-Schmidt.

Selon l'avocat, le jour de l'opération, sa cliente figurait en deuxième position sur le planning des interventions mais, au dernier moment, l'ordre avait été inversé et la poche d'anesthésiants destinée au Dr Nambot avait été attribuée à Laurence Nicod, 50 ans, une patiente qui avait pris sa place. Mme Nicod avait été victime dès le début de l'opération d'un arrêt cardiaque fatal. Son cas fait partie des 24 empoisonnements pour lesquels M. Péchier est mis en examen. Au total, neuf patients sont décédés.

Une amie avec laquelle il s'était brouillé

Alors présent à la clinique, le Dr Péchier était intervenu pour tenter de la ranimer mais «n'a pas pu (la) sauver et il n'aurait peut-être pas sauvé» le Dr Nambot, une ancienne amie avec laquelle il s'était brouillé, selon Me Dreyfus-Schmidt. Aux yeux des enquêteurs, ce dernier élément est un point important du dossier, les empoisonnements s'étant majoritairement produits «dans un contexte de conflit aigu avec ses collègues», avait souligné le procureur de la République à Besançon Étienne Manteaux.

Le Dr Péchier est mis en examen pour le cas de Mme Nicod mais pas pour celui du Dr Nambot, simple «hypothèse de départ des enquêteurs» finalement non retenue par les magistrats instructeurs parmi les faits pour lesquels il a été mis en examen, insiste Me Randall Schwerdorffer. «Il n'y a pas la démonstration d'une quelconque malveillance» dans le cas de Mme Nicod, assure encore Me Schwerdorffer, qui évoque une «erreur médicale (...) absolument pas imputable» à son client.

(L'essentiel/afp)

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