Polémique en France

23 juillet 2013 12:17; Act: 23.07.2013 12:36 Print

Son dérapage sur les Roms risque de lui coûter cher

Le gouvernement français va saisir la justice pour «apologie de crime contre l'humanité» après les propos d'un député centriste sur les Tziganes.

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Le député-maire de la ville de Cholet, dans l'ouest de la France, a déclaré dimanche qu'«Hitler n'en a peut-être pas tué assez». Les propos de Gilles Bourdouleix sont «inadmissibles», a jugé mardi le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, estimant que celui-ci devait être «sanctionné très lourdement par la justice».

À sa demande, la justice va être saisie pour «apologie de crime contre l'humanité». Les propos du député-maire (UDI) de Cholet, où des nomades s'étaient installés illégalement dimanche, sur un terrain privé, ont provoqué de vives réactions après la publication par le journal Le Courrier de l'Ouest de ses propos sur les gens du voyage.

Exclusion du parti

Sur le site Internet du journal, on y entend le député-maire lancer dans un brouhaha «la loi, elle s'applique». Puis, un peu moins fort, alors que, selon le journal, les gens du voyage à qui il s'adressait avaient tourné les talons, il ajoute: «Comme quoi Hitler n'en a peut-être pas tué assez». Le journal a précisé qu'à ce moment-là, M. Bourdouleix était «excédé par des saluts nazis» et par «les accusations de racisme». Lundi après-midi, les tziganes ont quitté d'eux-mêmes les lieux. Interrogé par l'AFP après la diffusion de l'enregistrement, le député-maire de Cholet a nié avoir tenu les propos rapportés par le journal. Il a dénoncé des «propos manipulés».

Les déclarations de M. Bourdouleix ont entraîné nombre de réactions indignées, notamment celle du président de l'Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone, qui a condamné ces «mots abjects». Le secrétaire général de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a estimé que l'exclusion de l'élu du parti était acquise et devrait être entérinée mercredi. Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme, envisagent également des poursuites contre l'élu.

(L'essentiel Online/AFP)