En France

14 juillet 2020 11:21; Act: 14.07.2020 16:43 Print

Un défilé du 14 juillet version miniature

C'est un première depuis 1945: Covid-19 oblige, le traditionnel défilé militaire pour la fête nationale du 14 juillet a laissé la place à un mini-défilé confiné, place de la Concorde.

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Au terme de cette cérémonie inédite en format réduit, le président Emmanuel Macron renouera en début d'après-midi avec la tradition de l'entretien télévisé pour présenter aux Français un plan de relance.

À bord d'un command-car, le chef de l'État est arrivé vers 10h45 devant les tribunes dressées place de la Concorde, où étaient rassemblés sous un ciel nuageux quelque 2 000 militaires, moitié moins que pour l'habituelle descente des Champs-Élysées, mais avec une délégation de l'armée luxembourgeoise.

Diaporama: L'armée luxembourgeoise a défilé à Paris

Pas de colonne de blindés cette année, mais un défilé aérien maintenu, ouvert par l'emblématique panache de fumée bleu-blanc-rouge de la Patrouille de France, qui a embarqué trois soignants à bord de ses Alphajets.

L'édition 2020 du 14 juillet a débuté par un hommage au général Charles de Gaulle, dont la mémoire est célébrée cette année à l'occasion d'un triple anniversaire: le 130e de sa naissance, le 50e de sa mort, et le 80e de l'appel du 18 juin 1940, symbole de la Résistance.

Une soirée inédite

Le reste de la cérémonie fait la part belle aux multiples unités militaires qui ont œuvré à lutter contre le coronavirus sous le parapluie de l'opération Résilience, lancée fin mars par Emmanuel Macron. Avec un hommage particulier au service de santé des armées, mobilisé tous azimuts au plus fort de la pandémie.

La contribution du monde civil est également mise à l'honneur. Dans les gradins, 2 500 invités, dont 1 400 Français qui ont vécu l'épidémie en première ligne: soignants, famille de soignants morts du Covid-19, enseignants, caissiers, agents funéraires, policiers, gendarmes, pompiers, salariés d'usines de masques ou de tests. Sans oublier la ministre de la Santé luxembourgeoise, Paulette Lenert.

Des honneurs accueillis avec scepticisme par certains personnels soignants qui attendent des actes concrets en faveur du secteur hospitalier.

La soirée s'annonce elle aussi inédite, la plupart des villes ayant supprimé bals populaires et feux d'artifice ou, comme à Paris, interdit au public de venir les admirer.

(L'essentiel/afp)