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13 septembre 2019 07:42; Act: 13.09.2019 13:37 Print

Sursis et grosse amende pour la sœur de MBS

La sœur du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a été condamnée jeudi, à Paris, à dix mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende.

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Le Prince héritier saoudien n'a pas réagi à l'affaire. (photo: AFP/Jacquelyn Martin)

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Hassa bint Salmane a été reconnue coupable de violences infligées par son personnel à un artisan dans une résidence royale dans la capitale en 2016. Son avocat a immédiatement annoncé son intention de faire appel de ce jugement. Visée par un mandat d'arrêt depuis décembre 2017, la sœur de Mohammed ben Salmane, 42 ans, n'a pas assisté à son procès en juillet et n'était pas non plus présente pour le délibéré.

La princesse a été jugée début juillet au tribunal correctionnel de Paris pour avoir demandé à son agent de «protection rapprochée» de menacer, frapper et humilier le plombier auquel la princesse reprochait des photos volées.

La peine infligée à la sœur de l'homme fort de Riyad, surnommé «MBS», est plus lourde que celle requise par l'accusation. La procureure avait demandé six mois avec sursis et 5 000 euros d'amende contre elle, considérant la fille du roi d'Arabie comme «l'autorité de fait dans cet appartement» de l'avenue Foch, le 6 septembre 2016, jour des faits reprochés.

«Capter son reflet dans le miroir»

L'agent de «protection rapproché» et homme de confiance Rani Saïdi, seul présent à l'audience, a été condamné à 8 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende, conformément aux réquisitions de la procureure. Ce 26 septembre 2016, Ashraf Eid, entrepreneur en bâtiment, se trouvait au 7e étage d'une résidence de la famille royale saoudienne, avenue Foch. Il repeignait des tables quand il a été appelé «en urgence» au 5e étage, pour réparer une vasque endommagée.

L'artisan a expliqué aux enquêteurs avoir pris avec son téléphone portable des clichés de la salle de bains où il devait intervenir: la princesse avait surgi dans la pièce, s'apercevant que le plombier avait pu «capter son reflet dans le miroir» et appelé son agent de sécurité.

À la barre, l'assistant personnel faisant office de garde du corps, dirigeant de la société «Attila sécurité», avait fermement nié toute violence, en dépit de traces sur les poignets et d'ecchymoses sur le visage du plaignant, qui s'était vu prescrire une ITT (incapacité totale de travail) de 5 jours.

(L'essentiel/afp)