À Toulouse

18 novembre 2019 19:26; Act: 19.11.2019 09:04 Print

Un deuxième corps retrouvé après l'effondrement

Le corps d'un chauffeur de camion a été retrouvé lundi soir, après la chute d'un pont près de Toulouse, portant le nombre de victimes à deux.

Un camion et une voiture ont fini dans le Tarn.

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Un deuxième corps, celui du chauffeur d'un camion, a été retrouvé lundi après l'effondrement d'un pont suspendu à Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne), ont indiqué le maire et une source proche des secours.

«Le corps, qui se trouve dans la cabine du camion», tombé dans le Tarn, «n'a pas encore été désincarcéré», a précisé le maire, Eric Oget. Une adolescente de 15 ans a aussi été tuée dans l'effondrement. Son corps avait été retrouvé dans la matinée.

L'accident a relancé les questions sur l'état de dangerosité des ponts en France: le gouvernement a annoncé le lancement immédiat d'une enquête par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT).

«À cette heure, on ignore encore les causes précises de l'accident», a indiqué en début d'après-midi le ministère de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué. Le procureur de Toulouse, Dominique Alzéari, a fait état à la mi-journée d'une «disparition d'une personne qui est le conducteur du véhicule lourd qui s'est engagé sur le pont». «Selon les pompiers, l'hypothèse privilégiée est que le chauffeur est encore dans la cabine».

Il y avait aussi «les occupantes d'une Renault Clio venant en face avec une mère de famille qui a pu surnager et être sauvée par des témoins et malheureusement sa fille de 15 ans qui est décédée», a ajouté le magistrat.

L'adolescente était en classe de Première au lycée privé d'enseignement professionnel rural de la localité voisine de Montastruc-la-Conseillère, selon l'établissement, où une cellule psychologique a été mise en place.

Un troisième véhicule impliqué?

Les recherches visent aussi à confirmer qu'il n'y a pas de troisième véhicule impliqué. Cela «ne semble pas être le cas pour le moment, sous toute réserve», a précisé le procureur. Dans un premier temps, les autorités avaient fait état d'un éventuel troisième véhicule avec «probablement» plusieurs disparus. Le Tarn est très profond à cet endroit, plus de 20 m, pour 100 m de large, et des plongeurs sont sur place.

Le pont de structure métallique, datant de 1931, avait «fait, semble-t-il, l'objet d'un suivi correct», selon lui. L'ouvrage ne présentait «aucun problème de structure» lors de sa dernière inspection «détaillée en 2017», d'après le Conseil départemental. Le dernier contrôle a eu lieu en décembre 2018. L'ouvrage mesurait 155 mètres de long et 6,50 mètres de large.

(L'essentiel/afp)