En France

05 juin 2019 08:31; Act: 05.06.2019 11:13 Print

«Un été catastrophique» à cause de l'ours?

Les ours, importés dans les Pyrénées en 2016, ont un comportement qualifié d'«anormalement prédateur», qui suscite l'inquiétude alors que les transhumances commencent.

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Une quarantaine d'ours feront peser «une épée de Damoclès» sur les éleveurs et les troupeaux tout l'été. (photo: AFP)

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«Les éleveurs vont vivre un été catastrophique», s'alarme le président de la Chambre d'agriculture de l'Ariège, Philippe Lacube. Sur les Pyrénées, la menace des ours pèse alors que les brebis prennent le chemin des estives, où des troupeaux ont déjà été attaqués. «Je suis inquiet», confie François Thibaut, en conduisant samedi la transhumance de ses bêtes mêlées à celles de quatre autres éleveurs. «Ça pourrait être l'année idéale, avec ce beau temps», poursuit-il, en surveillant les quelque 800 brebis qui se précipitent sur le chemin après un hiver passé en bergerie.

Mais des attaques ont déjà eu lieu, explique ce jeune éleveur, pour qui la présence d'une quarantaine d'ours dans le massif fera peser «une épée de Damoclès» sur tout l'été. Dans le collimateur notamment, l'ours Goiat, un spécimen importé de Slovénie par l'Espagne en 2016, dont le comportement qualifié d'«anormalement prédateur» suscite l'inquiétude des autorités des deux côtés de la frontière. Deux femelles slovènes ont aussi été réintroduites dans le massif en 2018 par la France, alimentant la grogne des éleveurs.

L'an dernier, en Ariège, où quelque 60 000 brebis passent l'été dans les estives, 448 dossiers de dommages liés à des attaques d'un ours ont été officiellement enregistrés, contre 265 un an auparavant (+70%). Le nombre de bêtes tuées et indemnisées s'est élevé à 645, dont 625 ovins.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Réglisse le 05.06.2019 09:28 Report dénoncer ce commentaire

    Il faudrait peut-être que ces éleveurs revoient leur méthode de travail. Un berger ne doit pas passer sa journée au bar pendant que ses bêtes sont dans les hauteurs. Dans des régions où les grands prédateurs n'ont pas été éliminés (loups en Italie), les bergers s'en sortent, alors pourquoi pas les notre. Je ne parle même pas de l'Europe de l'Est (Pologne, Slovénie) qui comptent beaucoup plus de loups et d'ours que nous.

  • Fritz le 05.06.2019 09:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L'ourse était bien là avant nous!! Et avant un berger avait une vingtaine de moutons, maintenant ils ont des troupeaux de 200 brebis, normal que la perte est plus importante.

  • Asta la vista le 05.06.2019 12:45 Report dénoncer ce commentaire

    Pertes, profit, rentabilité...l’homme n’a que ces mots-là à la bouche! L’ours est à sa place ici, et nous aussi...cela s’appelle la "cohabitation"...ça change de la domination, de l’élimination et de la destruction, c’est plus dur à gérer, certes, mais au final tout le monde y gagnera! cela s’appelle la vie!!!!

Les derniers commentaires

  • gilbert le 05.06.2019 14:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    les problèmes sont terminé pour certains éleveurs ''il ont fait tuer les deux jeunes ours ''dans les Pyrénées ''il vont pouvoir dormir !''les bêtes se débrouille '

  • LeScribe le 05.06.2019 14:43 Report dénoncer ce commentaire

    Les ours n'ont pas d'avocat. Il est facile pour les éleveurs de les accuser de tous les maux afin de recevoir de fortes indemnités financières.

  • Asta la vista le 05.06.2019 12:45 Report dénoncer ce commentaire

    Pertes, profit, rentabilité...l’homme n’a que ces mots-là à la bouche! L’ours est à sa place ici, et nous aussi...cela s’appelle la "cohabitation"...ça change de la domination, de l’élimination et de la destruction, c’est plus dur à gérer, certes, mais au final tout le monde y gagnera! cela s’appelle la vie!!!!

  • Fritz le 05.06.2019 09:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L'ourse était bien là avant nous!! Et avant un berger avait une vingtaine de moutons, maintenant ils ont des troupeaux de 200 brebis, normal que la perte est plus importante.

  • Réglisse le 05.06.2019 09:28 Report dénoncer ce commentaire

    Il faudrait peut-être que ces éleveurs revoient leur méthode de travail. Un berger ne doit pas passer sa journée au bar pendant que ses bêtes sont dans les hauteurs. Dans des régions où les grands prédateurs n'ont pas été éliminés (loups en Italie), les bergers s'en sortent, alors pourquoi pas les notre. Je ne parle même pas de l'Europe de l'Est (Pologne, Slovénie) qui comptent beaucoup plus de loups et d'ours que nous.

    • Fanfre le 05.06.2019 12:54 Report dénoncer ce commentaire

      Le problème est essentiellement dû à l'ignorance de ceux qui ont voulu réintroduire l'ours. L'idée était pleine de bonnes intentions mais l'Ours des Pyrénées originel avait un régime alimentaire essentiellement végétarien, pas celui de Slovenie (choisi pour repeupler ce massif) d'où les conséquences désastreuses... une race détruite et un eco système millénaire en pleine mutation

    • carnivour le 05.06.2019 16:49 Report dénoncer ce commentaire

      et si le berger prenez des chien pour défendre se troupeaux? ?!