En France

19 février 2019 10:09; Act: 19.02.2019 11:24 Print

Un plan d'action contre la pénurie de médicaments

En 2017, 538 signalements de ruptures ou tensions d'approvisionnement ont été recensés par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), contre seulement 44 en 2008.

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Les ruptures de stock de médicaments sont de plus en plus nombreuses. (photo: AFP/Jean-pierre Muller)

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Face au phénomène toujours plus préoccupant des pénuries de médicaments, montées en flèche ces dernières années en France, les représentants du secteur pharmaceutique ont dévoilé mardi un «plan d'actions», nécessitant toutefois l'appui des autorités nationales, voire européennes, pour se concrétiser.

En 2017, 538 signalements de rupture ou tensions d'approvisionnement ont été recensés par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), un record en France, contre seulement 44 en 2008, rappelle dans un communiqué la Fédération française des industriels du médicament, le Leem. Le sujet est devenu très médiatisé, en raison de ruptures portant sur des médicaments d'utilisation courante ou de première importance, comme des antibiotiques, des vaccins ou des anticancéreux.

Faible rentabilité

Selon une enquête Ipsos réalisée l'an dernier pour le Leem, 31% des Français ont été confrontés au moins une fois à l'indisponibilité d'un médicament demandé due à une rupture de stock au cours des six derniers mois. Les propositions du Leem s'inscrivent dans la lignée de certaines recommandations d'un rapport du Sénat sur le sujet, publié en octobre dernier. L'organisation propose notamment de définir un ensemble de «médicaments d'intérêt sanitaire et stratégique» pour lesquels des mesures de gestion de pénurie (stocks de sécurité mobilisables, suivi plus précoce des stocks, etc.) devraient être renforcées.

Cette liste établie «au regard de critères précis» permettrait de se concentrer sur les traitements «les plus indispensables et irremplaçables», alors que le périmètre actuel des «médicaments d'intérêt thérapeutique majeur» englobe près de la moitié des produits sur le marché, justifie le Leem. Sans surprise, l'organisation sectorielle est favorable à une revalorisation des prix des médicaments de ville en France. Leur faible rentabilité incite en effet les fabricants à limiter, voire arrêter leur production, ou encore à les écouler sur d'autres marchés européens offrant des tarifs plus attractifs.

Concernant les médicaments hospitaliers, le Leem préconise des appels d'offres systématiquement multi-attributaires pour les médicaments d'intérêt sanitaire et stratégique, afin d'éviter aux hôpitaux de dépendre d'un seul fournisseur, et d'améliorer la précision des volumes commandés et des calendriers de livraisons. Le Leem plaide aussi pour des mesures fiscales afin de favoriser le maintien ou la relocalisation d'usines pharmaceutiques en France ou en Europe, alors que 60% à 80% des principes actifs - les molécules à effet thérapeutique des médicaments chimiques - sont aujourd'hui produits en Asie. «La question de la prévention des ruptures d'approvisionnement est un sujet absolument prioritaire qui relève de la responsabilité de nos entreprises mais également de l'ensemble des acteurs de la chaîne», a souligné le directeur général du Leem, Philippe Lamoureux.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Terry le 19.02.2019 11:00 Report dénoncer ce commentaire

    Il vaudrait mieux réduire la consommation de ces drogues le plus souvent inefficaces ou même néfastes!

  • très bien le 20.02.2019 08:38 Report dénoncer ce commentaire

    sans medocs les gens seront peut etre enfin en meilleure santé

  • Paul B le 19.02.2019 20:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi la sécu ne créé t elle pas ces propres médicaments ?

Les derniers commentaires

  • très bien le 20.02.2019 08:38 Report dénoncer ce commentaire

    sans medocs les gens seront peut etre enfin en meilleure santé

  • Paul B le 19.02.2019 20:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi la sécu ne créé t elle pas ces propres médicaments ?

  • cyrixx le 19.02.2019 19:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    les antibiotiques ne sont pas des drogues, et encore moins inefficaces

  • Terry le 19.02.2019 11:00 Report dénoncer ce commentaire

    Il vaudrait mieux réduire la consommation de ces drogues le plus souvent inefficaces ou même néfastes!