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15 novembre 2017 09:04; Act: 15.11.2017 13:36 Print

Un responsable socialiste accusé de harcèlement

L'ancien président du Mouvement des Jeunes socialistes, Thierry Marchal-Beck, est visé par le Parti socialiste, après des accusations de harcèlement et d'agressions sexuelles.

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Les «témoignages qui accusent un ancien président du MJS d'harcèlements sexuels et d'agressions sexuelles à l'encontre de jeunes femmes, militantes du mouvement de jeunesse, sont d'une extrême gravité. Ils ne sauraient rester sans suites judiciaires adéquates», a indiqué le PS dans un communiqué. Thierry Marchal-Beck n'est plus membre du PS depuis deux ans, a-t-on indiqué à Solférino.

Thierrey Marchal-Beck aurait agi de 2010 à 2014, parfois en public, et «beaucoup de cadres connaissaient son comportement», selon Libération, qui relaie dans son édition de mercredi les témoignages de huit femmes. «Dans leur grande majorité, ces faits sont prescrits et n'ont pour l'instant pas fait l'objet d'une plainte, même si deux victimes y réfléchissent», précise le journal.

«Une formation obligatoire pour les militants»

«Le Parti socialiste salue le courage dont ont fait preuve ces femmes pour dénoncer des faits qui devront désormais être qualifiés par la justice. Alors que s'affirme depuis plusieurs semaines une dynamique de libération de la parole des femmes, plus que jamais, en tant qu'organisation politique féministe, nous affirmons notre détermination à lutter inconditionnellement contre toutes les violences faites aux femmes», ajoute le parti dans son communiqué.

La secrétaire nationale du PS, Rita Maalouf, en charge des droits des femmes, a indiqué qu'elle souhaitait la mise en place d'une cellule d'écoute au sein du parti, et «une formation obligatoire sur ces questions pour les militants, les cadres et les élus», demandant en outre qu'à l'avenir «le harcèlement soit un motif d'exclusion».

De son côté, le MJS a fait savoir qu'il entendait «amplifier» le travail déjà entrepris «pour prévenir et réprimer les comportements sexistes, quels qu'ils soient». «Au delà des responsabilités individuelles des harceleurs, des agresseurs, et des violeurs, il nous appartient sans cesse d'interroger nos cadres collectifs et nos pratiques pour qu'aucun(e) militant(e) n'ait à souffrir d'aucune violence physique ou psychologique», souligne le mouvement dans un communiqué.

(L'essentiel/afp)