Attaque de Paris

26 septembre 2020 08:42; Act: 26.09.2020 08:48 Print

Un suspect hors de cause, un autre en garde à vue

La garde à vue du deuxième suspect dans l'attaque au hachoir à Paris vendredi, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, a été levée dans la nuit.

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Deux personnes ont été gravement blessées dans l'attaque. (photo: AFP/Alain Jocard)

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La garde à vue de ce deuxième suspect a été «levée à 23H30» selon une source judiciaire. Selon une source proche du dossier, son récit qui «consiste à dire qu'il a été témoin, a poursuivi l'auteur et a ensuite été menacé, a été corroboré par l'enquête» dans cette agression qui a fait deux blessés graves dans l'équipe de l'agence Premières Lignes.

Selon la source judiciaire, un «ancien colocataire du principal suspect quand il résidait dans un hôtel social» à Cergy (Val-d'Oise) a été placé à son tour en garde à vue vers 23H00 vendredi. Cela maintient à sept le nombre de gardes à vue en cours samedi matin: tout d'abord, le principal suspect, arrêté par la police place de la Bastille à la mi-journée vendredi, un homme né au Pakistan et âgé de 18 ans. Il était arrivé en France encore mineur il y a trois ans.

Ensuite, cinq hommes qui se trouvaient dans l'un des domiciles présumés du principal suspect, à Pantin (Seine-Saint-Denis). Deux domiciles présumés du principal suspect ont en effet été perquisitionnés, celui de Cergy et celui de Pantin.

«Manifestement c'est un acte de terrorisme islamiste»

L'attaque intervient en plein procès de l'attentat meurtrier qui avait visé l'hebdomadaire satirique en janvier 2015. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a été saisi d'une enquête pour «tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste», confiée à la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

«Manifestement c'est un acte de terrorisme islamiste», a estimé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur France 2, déplorant «une nouvelle attaque sanglante contre notre pays».

Depuis la vague d'attentats jihadistes sans précédent amorcée en 2015 en France et qui a fait 258 morts, plusieurs ont été perpétrés à l'arme blanche, notamment à la préfecture de police de Paris en octobre 2019 ou à Romans-sur-Isère (Drôme) en avril dernier.

(L'essentiel/afp)