En France

25 septembre 2018 12:00; Act: 25.09.2018 12:21 Print

Une BD accusée de pédopornographie

«Petit Paul», qui montre les péripéties d'un enfant de 10 ans avec un énorme pénis, a été retiré des ventes par les magasins Cultura et Gibert Joseph.

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Détail de la couverture de «Petit Paul», de Bastien Vivès . (photo: Bastien Vivès & éditions Glénat 2018)

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«Petit Paul», bande dessinée du Français Bastien Vivès, publiée dans une nouvelle collection érotique lancée par Glénat et dirigée par l'ex-star du porno Katsuni, a été retirée des ventes par les magasins Cultura et Gibert Joseph, sur fond d'accusations de pédopornographie. «Les équipes sont mobilisées. Nous procédons au retrait de la BD dans nos magasins ainsi que sur notre site. Merci encore pour votre alerte», a tweeté l'enseigne de distribution de biens culturels qui se présente comme le deuxième libraire de France.

«Nous procéderons au retrait de la BD dans nos librairies mais également sur notre site», a annoncé de son côté le groupe de librairies Gibert Joseph, sur le réseau social. Ces enseignes ont été prises à partie sur Twitter par les détracteurs de «Petit Paul», premier titre de la collection Porn'Pop coachée par Céline Tran (le nom de Katsuni) pour les éditions Glénat. L'auteur Bastien Vivès est une star de la BD française, avec des ouvrages comme «Une sœur», «Le goût du chlore» ou «Polina».

Une pétition a recueilli plus de 2 000 signatures

Une pétition demandant son retrait des rayons, lancée ce week-end, a recueilli, mardi, plus de 2 000 signatures. «Présenté par son auteur comme un livre humoristique, mais se voulant excitant car basé sur ses fantasmes, «Petit Paul» montre les péripéties d'un enfant de 10 ans avec un énorme pénis que vont utiliser bon gré mal gré les femmes de son entourage», indique la pétition rappelant que l'article 227-23 du code pénal interdit les représentations à caractère pornographique de mineurs. «Nous réfutons fermement et catégoriquement les accusations de pédopornographie dont «Petit Paul» fait l'objet. Aussi obscène et provocatrice qu'on puisse la considérer, cette œuvre de fiction n'a jamais pour vocation de dédramatiser, favoriser ou légitimer l'abus de mineur de quelque manière que ce soit», se sont défendues les éditions Glénat, dans un communiqué.

«Il s'agit d'une caricature, dont le dessin, volontairement grotesque et outrancier dans ses proportions, ne laisse planer aucun doute quant à la nature totalement irréaliste du personnage et de son environnement», poursuit la maison d'édition, qui se dit «particulièrement attentive à ce qu'elle publie» et qui «assume l'ensemble de ses choix éditoriaux». L'association internationale des victimes de l'inceste a annoncé de son côté dans un tweet son intention de porter plainte, comme le souligne le site spécialisé ActuaLitté.

(L'essentiel/afp)