Delphine Jubillar

15 janvier 2021 11:41; Act: 15.01.2021 12:09 Print

Une étrange connexion à son compte Facebook

Toujours aucune trace de la mère de famille disparue depuis près d’un mois, dans le sud de la France. Mais une mystérieuse activité sur le réseau social a été détectée mercredi.

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Qu’est-il arrivé à Delphine Jubillar, cette mère de famille de 33 ans introuvable depuis près d’un mois? L’infirmière d’Albi s’est volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre à Cagnac-les-Mines, dans le sud de la France. Une information judiciaire a été ouverte pour «enlèvement et séquestration» et la piste criminelle est envisagée. «Cette disparition n’est pas volontaire», a affirmé le procureur de la République en charge de l’affaire.

De nombreux moyens ont été engagés pour retrouver Delphine, en vain. Un terrain situé en contrebas de la maison des Jubillar a été ratissé, les lacs et rivière de la région sondés et des battues effectuées dans tout le département. La maison familiale a été placée sous scellés et perquisitionnée à trois reprises. La piste menant au mari de la disparue «est celle qui est privilégiée aujourd’hui parce que chronologiquement, c’est la première à exploiter mais ça ne veut pas dire que c’est la plus plausible», a indiqué l’avocat de Cédric Jubillar à Franceinfo.

Mercredi, un fait étrange est venu épaissir le mystère autour de la disparition de la trentenaire, rapporte BFM TV. Une personne s’est en effet connectée sur le profil Facebook de l’infirmière et a posté un message vide sur un groupe avant de le supprimer quelques minutes plus tard. «Mes clients n’ont pas accès au compte Facebook de Delphine mais ils sont membres du même groupe qu’elle et c’est comme cela qu’ils ont vu le message», confirme au Parisien Me Philippe Pressecq, avocat d’une cousine et de trois amis proches de la disparue.

Selon l’homme de loi, personne n’avait le mot de passe pour accéder au compte de Delphine, pas même son mari. Une capture d’écran du mystérieux post a été transmise aux enquêteurs de la section de recherches de Toulouse. Il s’agira de déterminer s’il s’agit d’un piratage ou d’une connexion réelle de la mère de famille. «Ça serait une façon somme toute assez élégante de faire savoir qu’elle existe encore sur cette planète», relève Me Pressecq.

(L'essentiel/joc)