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01 juillet 2019 18:03; Act: 02.07.2019 10:55 Print

Une évacuation par la police crée une polémique

Des manifestants écologistes ont été dispersés de manière musclée, vendredi à Paris, avec des gaz lacrymogènes utilisés de très près. Une polémique est née depuis en France.

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L'évacuation par les forces de l'ordre d'une manifestation écologiste, vendredi à Paris, est au cœur d'une polémique en France. Des militants ont été aspergés de gaz lacrymogènes, comme le montrent des images. Le blocage et l'évacuation ont eu lieu vendredi sur le pont de Sully. Des images de l'intervention des forces de l'ordre ont été largement partagées sur Twitter: elles montrent des policiers aspergeant abondement de gaz lacrymogènes des militants participant pacifiquement à un sit-in lors de l'occupation de ce pont du centre de Paris par l'organisation Extinction Rebellion.

Né au Royaume-Uni, ce mouvement prône la «désobéissance civile» pour lutter contre le changement climatique. Ces images ont suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. «Les forces de l'ordre sont arrivées vers 13h et après 10 ou 15 minutes plutôt calmes, les CRS ont commencé à évacuer les bloqueurs assis en première ligne», a raconté samedi soir l'une des militantes. «Comme ensuite ces bloqueurs revenaient, ils ont opté pour leur stratégie du gazage à 20 cm du visage, a-t-elle ajouté. On était sur un lieu non déclaré, c'est le principe de la désobéissance civile».

La police se justifie

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a demandé un rapport au préfet de police de Paris sur «les modalités» de cette action controversée. «Quand j'ai vu ça , je me suis posé des questions et j'ai regardé la vidéo dans son entier», a dit le ministre de l'Écologie, François de Rugy, interrogé sur BFMTV. «Au début les CRS appellent les manifestants à débloquer. Ce sont des manifestants très radicaux. Quand vous leur demandez pacifiquement de dégager la voie, ce qu'ont fait les forces de l'ordre avec des hauts-parleurs et qu'évidemment ils refusent, on est obligé de mobiliser des CRS pour prendre les personnes une par une et essayer de les enlever», a affirmé le ministre.

Selon la préfecture de police (PP), les forces de l'ordre sont intervenues pour faire «cesser l'entrave à la circulation générée par cette action». Après avoir demandé aux responsables «à plusieurs reprises de se disperser» et «devant leur refus de quitter les lieux», des sommations ont été effectuées sans plus de succès, a expliqué la PP. Cette dernière précise que deux personnes ont été placées en garde à vue pour délit d'entrave à la circulation. L'opposition criait au «scandale» lundi, évoquant notamment de «l'autoritarisme».

(L'essentiel/afp)