À Marseille

03 décembre 2018 13:43; Act: 03.12.2018 14:02 Print

Une femme décède en marge des manifestations

Une femme de 80 ans blessée dans son appartement par des éléments d'une grenade lacrymogène, à Marseille, est morte dimanche à l'hôpital.

storybild

La femme de 80 ans est morte à l'hôpital après avoir été blessée par une grenade lacrymogène.

Sur ce sujet
Une faute?

La vieille dame, née en juillet 1938 et de nationalité algérienne, se trouvait chez elle, fermant les volets de son appartement, au quatrième étage d'un immeuble proche de la Canebière, lorsqu'un projectile l'a heurtée au visage, ont indiqué ces sources. Transportée à l'hôpital de la Timone puis à l'hôpital de la Conception, elle y a été opérée mais est décédée «d'un choc opératoire», a déclaré le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux.

«On a retrouvé chez elle des plots de grenades», a précisé le procureur. Mais «à ce stade, on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès», a précisé M. Tarabeux. Un autopsie doit être pratiquée lundi.

Elle était en train de fermer ses volets

Des incidents violents avaient éclaté samedi, en fin de journée, sur le Vieux-Port, puis sur la Canebière, après une journée marquée par plusieurs manifestations dans la cité phocéenne, à l'appel des «gilets jaunes», de la CGT mais aussi d'un collectif né après la mort de 8 personnes dans l'effondrement de deux immeubles, début novembre, dans le centre-ville.

«La dame était en train de fermer ses volets pour éviter les fumées de bombes lacrymogènes et en a reçu une en pleine face», a assuré Salim Moussa, avocat d'une amie de la victime qui habite l'immeuble en face, le projectile qui l'a touché est bien une bombe lacrymogène. Il a par ailleurs ajouté son souhait de comprendre «si c'(était) la bombe lacrymogène ou le traitement médical» administré à une personne «à la santé fragile» qui était à l'origine du décès.

(L'essentiel/afp)