Strasbourg

07 mars 2020 14:03; Act: 07.03.2020 14:08 Print

Une prof accusée de viols, 118 élèves interrogés

Une institutrice a été écrouée pour viols sur ses filles en novembre 2019. Ses écoliers et anciens élèves vont être entendus par la police.

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(photo: Keystone/Christian Beutler)

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Une professeure des écoles, accusée d'avoir violé ses deux filles de 5 et 7 ans, a été mise en examen et placée en détention provisoire en novembre 2019. Ses élèves vont être entendus par les enquêteurs, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Nancy. Selon une information de l'Est républicain, ce sont au total «118 écoliers ou anciens écoliers qui vont être interrogés dans les prochains jours».

«Vendredi, des convocations ont été adressées aux parents concernés. Aucun élément ne laisse à penser que l'enseignante s'en soit prise à ses élèves. Il s'agit d'auditions de simple précaution», a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Nancy François Pérain.

Le trio: la femme, son mari et son amant

Interpellés fin novembre, la femme née en 1986, son mari et son amant ont été écroués à l'issue de leur garde à vue et mis en examen notamment pour «viols et agressions sexuelles incestueux sur mineures de moins de 15 ans». La mère est aussi mise en examen pour «captation d'images pédopornographiques».

Elle se confie après une tentative de suicide

En février 2019, hospitalisée aux urgences psychiatriques de Nancy après une tentative de suicide, elle s'était confiée à un interne, lui disant s'être, sous la pression de son amant, «filmée en train de faire des actes de nature sexuelle sur ses deux enfants», a expliqué le procureur de la République de Nancy.

L'enquête préliminaire ouverte à la suite de ces confessions a abouti au placement en garde à vue en novembre de la femme et de l'amant, qui a reconnu avoir reçu les vidéos pédopornographiques, mais a accusé le mari d'avoir aussi commis des actes sexuels sur ses enfants, ce que ce dernier, interpellé à son tour, a nié. Les deux fillettes ont été «confiées au conseil départemental à la suite d'une ordonnance de placement provisoire», a indiqué François Pérain.

(L'essentiel/afp)