Dans les Vosges

01 octobre 2020 18:55; Act: 02.10.2020 12:26 Print

2 enquêtes pour «actes de cruauté» contre des chevaux

ÉPINAL - Une jument morte et un cheval blessé ont été découverts. Deux enquêtes ont été ouvertes pour «actes de cruauté envers un animal».

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Depuis le mois d'août, des faits de mutilation principalement de chevaux ont été signalés un peu partout sur le territoire français. (photo: AFP)

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Deux enquêtes ont été ouvertes pour «actes de cruauté envers un animal», dont «une peut-être avec une nature sexuelle» après la découverte d'une jument morte et d'un cheval blessé, a indiqué jeudi le procureur de la République d’Épinal, Nicolas Heitz. La première affaire concerne une jument de 24 ans découverte morte lundi, dans un parc en périphérie d'Épinal. L'examen pratiqué par un vétérinaire a permis de constater que l'animal «était blessé à la vulve par introduction d'un objet», a expliqué le magistrat du parquet, sans plus de précision ni sur l'objet ni sur les causes du décès.

La seconde affaire remonte au vendredi 23 septembre à Rochesson, près de Saint-Dié des Vosges, où un propriétaire a découvert deux blessures suspectes sur la croupe d'un de ses chevaux et a aussitôt déposé plainte. «Il pourrait s'agir d'entailles qui ont une origine humaine», a reconnu M. Heitz, appelant toutefois «à rester très prudent» car la thèse de «l'accident ne peut pas être exclue». «Des investigations sont menées pour déterminer la cause des blessures de l'équidé», a ajouté M. Heitz, rappelant avec force que les «peines encourues pour les actes de cruauté envers un animal domestique apprivoisé ou captif sont de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende».

Les enquêtes ont été confiées aux brigades locales de gendarmerie avec le soutien de la Brigade de recherche du département. Depuis le mois d'août, des faits de mutilation principalement de chevaux ont été signalés un peu partout sur le territoire français. Environ 200 enquêtes ont été ouvertes, mais seulement une trentaine de cas sont considérés de nature humaine, selon la gendarmerie. À Arnac-Pompadour (Corrèze), où se trouve l'Institut français du cheval (IFCE), un centre d'écoute national répond aux appels de «détresse» des propriétaires.

(L'essentiel/afp)