France/Grand Est

23 octobre 2017 11:13; Act: 23.10.2017 13:18 Print

Le cas du député Arend fait beaucoup réagir

FORBACH - Dans son camp et au sein du gouvernement, les accusations de harcèlement sexuel portées contre le député de Moselle, Christophe Arend, font réagir.

storybild

M. Arend a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. (photo: AFP)

Sur ce sujet

Le patron des députés La République en marche, Richard Ferrand, a demandé lundi que «la lumière soit faite et vite» sur les plaintes pour harcèlement et agression sexuels portées contre le député (LREM) de Moselle Christophe Arend, invoquant la présomption d'innocence. M. Arend est visé par une plainte de son ex-assistante parlementaire pour harcèlement sexuel et agression sexuelle. «Aujourd'hui, ce que je sais c'est qu'il y a des accusations graves portées contre M. Arend, et ce que je sais aussi c'est qu'il a lui déposé plainte pour dénonciation calomnieuse», a répondu M. Ferrand, à qui franceinfo demandait si l'élu pouvait continuer à siéger au sein du groupe LREM.

«C'est pourquoi, en cette matière comme en d'autres, il me semble qu'il faut dans un pays qui est un État de droit, dans un pays républicain, que la police et la justice fassent toute la lumière et bien sûr dans les délais les plus brefs», a-t-il poursuivi. «Ce qui est certain, c'est que tout acte de la nature qui relève des accusations graves qui sont portées par cette dame méritent, lorsqu'ils sont avérés, une sanction exemplaire. Là dessus, il n'y a pas de débat», a dit le député du Finistère.

Pas de protection particulière

«Nous sommes dans un pays où on aime rappeler qu'il y a présomption d'innocence, donc il faut prendre cela en compte», a ajouté M. Ferrand. Il dit ne pas avoir parlé «personnellement» de ces accusations avec M. Arend. «Ce qui est essentiel, tant pour la personne qui porte les accusations (...) tant pour la personne qui nie ces accusations, il faut que la lumière soit faite et vite», a-t-il ajouté.

Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a également estimé lundi sur LCP que «la justice doit trancher le cas» du député. «S'il était mis en examen ou condamné je pense que sa place ne pourrait plus être à l'Assemblée nationale», a dit la secrétaire d’État. «Quand on est député (...) le droit commun s'applique et doit s'appliquer, il ne doit pas y avoir de protection particulière pour les députés à cet égard», a-t-elle ajouté.

(L'essentiel/AFP)