France/Grand Est

22 janvier 2018 16:24; Act: 22.01.2018 16:50 Print

Prison à perpétuité pour avoir tué sa compagne?

NANCY - Un assureur de 39 ans risque la réclusion à perpétuité s'il est reconnu coupable du meurtre de sa compagne, retrouvée carbonisée dans un bois près de Nancy en juillet 2014.

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Le corps carbonisé de la jeune femme avait été découvert par un promeneur, le 14 juillet 2014, dans la forêt de Haye, près de Villers-Clairieu. (photo: Twitter)

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Un assureur de 39 ans a comparu, lundi, devant la cour d'assises de Nancy et risque la réclusion à perpétuité s'il est reconnu coupable du meurtre de sa compagne, dont le corps carbonisé a été découvert en juillet 2014 dans un bois, deux semaines après sa disparition. Le mis en examen, Hafid Mallouk, est accusé de meurtre sur conjoint.

Dès ses premières auditions, l'accusé avait affirmé que sa compagne, Julie Martin, une infirmière âgée de 34 ans, avait quitté leur domicile, à Nancy, quand il s'était réveillé le dimanche 29 juin 2014, vers 13h. Le couple n'avait pas récupéré sa fille âgée de près de 4 ans, confiée à la mère de Mallouk, et la famille, inquiète, avait alerté les pompiers. Mallouk avait été retrouvé enfermé dans la salle de bain, «en détresse psychologique», des blessures aux mains et à un avant-bras.

Une «pause» qui a tout déclenché?

Le corps carbonisé de la jeune femme avait été découvert par un promeneur le 14 juillet 2014 dans la forêt de Haye, près de Villers-Clairieu. La cause du décès n'a pas pu être déterminée en raison de la crémation du corps, mais les médecins légistes ont relevé une fracture de la mandibule consécutive à «un choc contondant violent». De nombreuses traces de sang ont été découvertes dans quasiment toutes les pièces de l'appartement du couple, ainsi que dans la voiture, notamment dans le coffre.

Selon l'accusation, «une action violente, dans la chambre du couple, dans la nuit du 28 au 29 juin» est à l'origine de la mort de Julie Martin. «Il n'y a aucun mobile, on a trouvé un coupable idéal dès le premier jour. Aucune autre piste n'a été examinée», a dénoncé l'un des avocats de la défense, Me Frédéric Berna, qui évoque «un couple sans problèmes, il n'y avait pas de disputes entre eux».

La jeune femme avait néanmoins évoqué à son entourage son intention de faire une pause dans sa relation de couple, lassée par la passivité de son compagnon.

(L'essentiel/AFP)