Crise migratoire

15 novembre 2017 12:45; Act: 15.11.2017 13:03 Print

Des centaines de réfugiés évacués d'un camp à Metz

METZ - Les forces de l'ordre et la préfecture ont entrepris ce mercredi à l'aube le démantèlement du camp de Blida, situé près du centre-ville.

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780 personnes originaires d'Albanie, du Kosovo, d'Afghanistan ou de Somalie ont été dirigées vers des autocars en vue de leur relogement sur le territoire français. (photo: France 3 Lorraine)

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Le démantèlement du camp a commencé à 6h en présence des forces de police «pour éviter les bousculades», a indiqué la préfecture de Moselle. Installé au printemps sur un parking aménagé, le camp était qualifié de «bidonville humanitaire» par des associations.

780 personnes, en majorité des hommes, mais aussi des familles, originaires d'Albanie, du Kosovo, d'Afghanistan ou de Somalie ont commencé à être dirigées vers des autocars en vue de leur relogement sur le territoire français, a indiqué la préfecture de Moselle. Les services de la préfecture ont promis à tous les demandeurs d'asile de leur trouver une solution de relogement dans la journée. «Une partie de ces personnes sera relogée en Moselle, et une autre ailleurs sur le territoire», a-t-on dit.

Un cri d'alarme

Les demandeurs d'asile de Blida s'attendaient, depuis plusieurs jours, à l'intervention imminente des services de la préfecture. «Le démantèlement est encore en cours. Pour l'instant, tout se déroule sans aucune difficulté, dans le calme», a souligné la préfecture à la mi-journée.

En août, le député LREM, Richard Logier, relayant le cri d'alarme d'associations locales et de bénévoles, avait dénoncé la «situation préoccupante» du camp de Blida et demandé sa fermeture, dans une lettre au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Le député avait souligné les risques sanitaires liés à la «promiscuité» du camp qui, selon l'élu, accueillait des personnes vulnérables: enfants en bas âge, femmes enceintes, femmes et hommes âgés ou handicapés. Des violences dans le camp avaient aussi été rapportées par les bénévoles.

«Des conditions de vie indignes»

Le camp de Blida était ouvert quasiment chaque année depuis 2013. Une partie des demandeurs d'asile devrait notamment être conduite à Metz dans «un lycée vide appartenant à la mairie et qui a été réquisitionné par l'État», a indiqué l'élu en charge des urgences sanitaires et sociales à la mairie de Metz, Raphaël Pitti.

Le démantèlement est «une bonne chose, surtout sur le plan humain. Les conditions de vie de ce camp étaient indignes», a dit l'élu messin. «Si les associations n'avaient pas été là pour les nourrir et apporter des tentes, on (aurait eu) des demandeurs d'asile sur un parking sans rien», a-t-il affirmé.

(L'essentiel/afp)