Centrale de Cattenom

03 janvier 2018 14:56; Act: 03.01.2018 17:09 Print

Le procès des militants anti-​​nucléaire renvoyé

THIONVILLE - Le procès de huit militants de Greenpeace France, qui doivent être jugés pour une intrusion en octobre dans la centrale de Cattenom, se tiendra en février.

Sur ce sujet

L'avocat de Greenpeace France et des huit militants, qui n'étaient pas présents à l'audience, Me Alexandre Faro, a sollicité un renvoi notamment parce qu'il n'a pas reçu les conclusions du conseil d'EDF, Me Thibault de Montbrial. Les huit militants et l'organisation Greenpeace France, représentée par son directeur général, Jean-François Julliard, sont poursuivis pour «intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires». Ils encourent cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

Huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés à l'aube, le 12 octobre, après avoir pénétré dans la centrale pour alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires. Ils avaient diffusé sur le compte Twitter de Greenpeace la vidéo du feu d'artifice qu'ils disent avoir tiré tout près du bâtiment abritant la piscine à combustibles irradiés. La préfecture de Moselle et EDF ont soutenu que les militants n'avaient pas accédé à la zone nucléaire.

Pas d'enceintes renforcées

Une nouvelle intrusion de 22 militants de Greenpeace, le 28 novembre, à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) a conduit les députés LREM à déposer le 21 décembre, une résolution pour créer une commission d'enquête «sur la sûreté et la sécurité» des installations nucléaires. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait invité EDF et les autorités à tirer les leçons de cette action.

Deux jours avant l'intrusion dans la centrale de Cattenom, Greenpeace avait publié un rapport d'experts mettant en doute la capacité de résistance des bâtiments abritant les piscines d'entreposage. Pouvant contenir plus de combustibles que les cœurs des réacteurs, ces piscines ne sont pas protégées par des enceintes renforcées, ce qui les expose davantage au risque d'attaques extérieures, selon l'ONG.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Citoyen 57. le 04.01.2018 18:03 Report dénoncer ce commentaire

    Dans le temps des enceintes avec des barbelés et des gardes armés dans les miradors ,des patrouilles avec des chiens et aujourd'hui rien de rien . Elle est là la différence:gain de personnels gain d'argent mais sécurité en forte baisse.

  • Grand Maître le 03.01.2018 16:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut les punir. Peine exemplaire. Il ont fait cet acte en pleine "Menace terroriste" et ont fait intrusion dans un lieu sensible avec des fumigènes ou autres produits dangereux. Ils doivent être jugés d'une manière exemplaire pour éviter d'autres actes criminels, aussi stupides ! ! A bon entendeur. ....

Les derniers commentaires

  • Citoyen 57. le 04.01.2018 18:03 Report dénoncer ce commentaire

    Dans le temps des enceintes avec des barbelés et des gardes armés dans les miradors ,des patrouilles avec des chiens et aujourd'hui rien de rien . Elle est là la différence:gain de personnels gain d'argent mais sécurité en forte baisse.

  • Grand Maître le 03.01.2018 16:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut les punir. Peine exemplaire. Il ont fait cet acte en pleine "Menace terroriste" et ont fait intrusion dans un lieu sensible avec des fumigènes ou autres produits dangereux. Ils doivent être jugés d'une manière exemplaire pour éviter d'autres actes criminels, aussi stupides ! ! A bon entendeur. ....

    • Sophie le 04.01.2018 15:18 Report dénoncer ce commentaire

      C'est grâce à ces militants de Greenpeace que les politiques ont pu se rendre compte des failles importantes en matière de sécurité des centrales nucléaires ! Il vaut mieux les identifier et sécuriser les sites d'avantage pour éviter l’intrusion de criminels (comme des terroristes) que les ignorer !