France/Grand Est

04 juillet 2019 14:23; Act: 04.07.2019 14:45 Print

9 personnes condamnées pour un trafic d’œuvres

SAVERNE - Neuf personnes ont été condamnées à de la prison et des amendes pour un trafic d’œuvres d'art de la célèbre cristallerie Lalique.

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Quelque 450 pièces Lalique, sorties frauduleusement de l'usine du groupe de luxe à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin), avaient été saisies en 2013. (photo: AFP)

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Neuf personnes poursuivies dans un réseau de trafic d’œuvres d'art de la célèbre cristallerie Lalique ont été condamnées, jeudi, par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin), à des peines de prison avec sursis et à des amendes. Au total, dix prévenus avaient comparu le 20 juin pour avoir, entre décembre 2009 et mai 2013, dérobé dans les locaux de la cristallerie Lalique de Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin) des œuvres, revendues ensuite à des brocanteurs.

Mercredi, six prévenus ont été condamnés à des peines allant de 3 à 10 mois de prison avec sursis. Trois autres ont été condamnés à des amendes: 1 000 euros pour deux d'entre eux, 180 jours-amendes à 25 euros pour le troisième. La dernière prévenue à quant à elle été relaxée.

Des objets avec de légers défauts, destinés à être détruits

L'affaire avait éclaté en juin 2013, lorsque la gendarmerie avait annoncé avoir démantelé un réseau de trafiquants de pièces Lalique. L'enquête, qui avait duré plusieurs années, avait été baptisée «Piège de cristal». Au total, 21 personnes - parmi lesquelles un salarié Lalique, quatre brocanteurs et des intermédiaires - avaient été interpellées dans le Bas-Rhin, en Moselle, à Paris, ainsi qu'à Kehl, ville allemande voisine de Strasbourg.

Quelque 450 pièces Lalique, sorties frauduleusement de l'usine du groupe de luxe à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin), avaient alors été saisies. Au final, seules une dizaine de personnes avaient été renvoyées devant le tribunal correctionnel pour escroquerie en bande organisée et recel. Certains objets étaient sortis des chaînes de fabrication avec de légers défauts et étaient donc destinés à être détruits, mais les voleurs les écoulaient malgré tout, en maquillant les défauts, avait indiqué à l'époque le parquet de Saverne.

(L'essentiel/afp)

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