Industrie en Moselle

29 janvier 2018 18:15; Act: 30.01.2018 10:03 Print

L'aciérie d'Hagondange pourrait fermer

HAGONDANGE - Le repreneur d'Ascométal prévoit de fermer à moyen terme trois unités situées dans des sites qu'il reprend. Celle d'Hagondange, en Moselle, est concernée.

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Ascométal avait été placé en redressement judiciaire il y a deux mois, après son dépôt de bilan. (photo: AFP)

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Le groupe Schmolz-et-Bickenbach, qui reprend Ascométal, leader français des aciers spéciaux et dont le siège est à Hagondange, prévoit de fermer d'ici deux à trois ans trois unités situées dans des sites qu'il reprend, a annoncé lundi son PDG Clemens Iller. Schmolz + Bikenbach devrait fermer à moyen terme l'aciérie du site d'Hagondange, le laminoir du site des Dunes (Nord) ainsi que le train à fil de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), a déclaré Clemens Iller lors d'une audioconférence.

Le repreneur entend ainsi privilégier l'alimentation des sites Ascométal par les aciéries allemandes de Schmolz + Bickenbach, au nom de «l'optimisation de l'utilisation des capacités», a justifié M. Iller. Selon Maurice Del Gottardo, délégué central CGT d'Ascométal, l'aciérie de Hagondange représente une centaine d'emplois, tout comme le train à fil de Fos-sur-Mer, tandis que «30 à 50» salariés sont employés au laminoir du site des Dunes, près de Dunkerque. L'avenir d'Ascométal, ainsi que celui de l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve (Nord) qui n'est pas reprise par le groupe suisse, va être au cœur d'une réunion organisée mardi par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, en présence de toutes les parties prenantes.

Selon M. Iller, l'impact final sur l'emploi des fermetures prévues «dépendra du marché» et d'un éventuel rebond d'activité qui permettrait de renforcer les effectifs des sites français à l'avenir. Dans l'immédiat, le projet de Schmolz + Bickenbach prévoit déjà la suppression de 101 postes au sein d'Ascométal. Ils s'ajoutent une cinquantaine d'emplois déjà condamnés aux Dunes par la fermeture de l'aciérie du site depuis l'automne dernier. Schmolz + Bikenbach compte ainsi conserver à court terme 1 235 emplois sur les près de 1 400 que compte actuellement Ascométal, sans tenir compte des 300 salariés de l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve (Nord), société majoritairement détenue par Ascométal mais exclue du projet de reprise du groupe suisse.

(L'essentiel/AFP)