Site nucléaire de Bure

13 novembre 2016 15:50; Act: 14.11.2016 12:47 Print

Une opération barricades des antinucléaires

MEUSE - Une centaine d'opposants au projet Cigéo de stockage de déchets radioactifs de Bure ont lancé, dimanche, une «opération barricades agricoles» sur une parcelle de terre.

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Une centaine d'opposants au projet Cigéo de stockage de déchets radioactifs de Bure (Meuse) ont lancé dimanche une «opération barricades agricoles» sur une parcelle de terre leur appartenant, pour dire non à la «nucléarisation des terres», a-t-on appris auprès d'un porte-parole des manifestants. L'opération dénommée «barricades agricoles» a démarré vers 10h30, sans incident en présence des gendarmes, sur un terrain de 3 ha appartenant aux antinucléaires, sur la commune de Luméville-en-Ornois (Meuse), à quelques kilomètres de Bure, a précisé ce porte-parole qui se fait appeler «Jacques Sillon».

Les manifestants, une soixantaine selon les gendarmes, étaient appelés à «coller des pains à l'Andra» (Agence nationale de la gestion des déchets nucléaires), en semant notamment du blé à pain, du seigle, des pommes de terres, mais aussi des semences pour ériger des haies d'arbres fruitiers et d'épineux pour «empêcher la destruction de cette parcelle par des pelleteuses». La parcelle est située sur le tracé d'une future voie ferrée destinée à convoyer vers Bure des trains chargés de déchets radioactifs, en provenance notamment de La Hague (Manche) et de Cadarache (Bouches-du-Rhône). «Nous dénonçons l'industrialisation de la campagne et la nucléarisation de ces terres (...) Les territoires ruraux sont en train de devenir des poubelles de la ville», a déclaré Jacques Sillon.

Un pan de mur abattu

«Il y a des semences sur chaque mètre carré pour montrer la diversité et la richesse de notre patrimoine face à la standardisation» alimentaire et au «développement de l'agro-business», a-t-il ajouté. Les antinucléaires ont été rejoints par des habitants, des agriculteurs, des agents forestiers, mais aussi des membres de la confédération paysanne et du réseau européen «Reclaim the Fields» qui rassemble des paysans sans terres. Les anti-Cigéo affirment que 300 ha de terres ont été retirés à l'usage agricole dans le cadre du projet de l'Andra, depuis septembre 2015. Le 14 août, plusieurs centaines de militants anti-Cigéo avaient abattu dans un bois à Mandres-en-Barrois les pans d'un mur de protection du chantier de l'Andra, qui faisait l'objet de plusieurs semaines de lutte.

Une décision du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc avait suspendu ce jour-là les travaux menés par l'Andra, estimant qu'ils nécessitaient une autorisation de la préfecture. Depuis 20 ans, le projet Cigéo d'enfouissement à 500 m sous terre de déchets radioactifs à Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, cristallise les luttes entre partisans et détracteurs du projet.


(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Moi d'Abord les Autres près le 13.11.2016 20:37 Report dénoncer ce commentaire

    Le département de la Meuse n'avait pas grand chose à faire valoir d'un point de vue économique si ce n'est un peu de tourisme pour faire vivre les collectivités locales. Ses grands Pontes politiciens, avec une vision "court-termiste", ont préféré vendre leur âme au diable. Polluons nos terres, dans quelques années nous ne serons plus là pour en subir les conséquences, "après moi les mouches". Et puis, tant qu'à faire, une fois de plus plaçons nos saloperies en bordure de frontières afin de faire profiter un maximum de non-électeurs. Vraiment un bel exemple de démocratie & de respect d'autrui.

Les derniers commentaires

  • Moi d'Abord les Autres près le 13.11.2016 20:37 Report dénoncer ce commentaire

    Le département de la Meuse n'avait pas grand chose à faire valoir d'un point de vue économique si ce n'est un peu de tourisme pour faire vivre les collectivités locales. Ses grands Pontes politiciens, avec une vision "court-termiste", ont préféré vendre leur âme au diable. Polluons nos terres, dans quelques années nous ne serons plus là pour en subir les conséquences, "après moi les mouches". Et puis, tant qu'à faire, une fois de plus plaçons nos saloperies en bordure de frontières afin de faire profiter un maximum de non-électeurs. Vraiment un bel exemple de démocratie & de respect d'autrui.

    • Persiste et signe le 14.11.2016 13:10 Report dénoncer ce commentaire

      Mais rassurez-vous, comme en '86, les autorités françaises garantissent que si problème il y a, cela ne passera jamais les frontières belges et luxembourgeoises, tout restera en France! Un truc est sûr, c'est qu'à force de persévérer dans une énergie aussi dépassée que le nucléaire, la France rate sa conversion énergétique et toute l'économie florrissante qui y est liée, et lorsque qu'elle ouvrira les yeux, il sera trop tard! Vous serez tjs à vous demander comment gérer vos déchets pdt qq centaines de milliers d'années et vous devrez acheter des énergies propres aux autres.

    • georges studer le 16.11.2016 17:35 Report dénoncer ce commentaire

      Mais l'énergie nucléaire est la seule solution d'avenir raisonnable, car elle est décarbonée et fiable, sachant s'ajuster à la demande contrairement au solaire et à l'éolien ! Le Luxembourg n'est pas habilitée à prendre parti, surtout quand il profite de l'électricité nucléaire produite en France ! Quant à faire l'apologie de quelques manifestants qui contestent des décisions prises démocratiquement et qui cassent impunément des installations encagoulés devant la force publique, c'est valider un déni de démocratie. Mais il ne s'agit que d'une minorité qui n'aura pas force de loi.