France/Grand Est

22 novembre 2017 14:55; Act: 22.11.2017 15:10 Print

Ascométal placé en redressement judiciaire

HAGONDANGE - Le groupe sidérurgique français a été placé mercredi en redressement judiciaire pour une durée de six mois, par le tribunal de grande instance (TGI) de Strasbourg.

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Plusieurs industriels seraient déjà intéressés pour reprendre tout ou une partie de l'entreprise. (photo: AFP)

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La chambre commerciale du TGI de Strasbourg a prononcé cette mesure, accompagnée d'une période d'observation de six mois, a indiqué son greffe à l'issue de l'audience mercredi matin. La prochaine audience est programmée le 10 janvier 2018, a-t-on précisé de même source. Ascométal emploie 1 413 salariés permanents pour la production d'aciers spéciaux, à Hagondange (Moselle), Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Il avait déjà été placé en redressement judiciaire en 2014 avant d'être repris par un consortium d'investisseurs majoritairement français. Depuis sa déclaration de cessation de paiement lundi, des candidats à sa reprise se sont déjà déclarés: les groupes sidérurgiques suisse Schmolz-Bickenbach dès lundi, et espagnol Sidenor mercredi. «Plusieurs industriels ont marqué leur intérêt» pour «tout ou partie» de l'entreprise, a confirmé Me Guilhem Bremond, avocat d'Ascométal, sans donner de noms.

«Un vrai projet industriel»

Le délai accordé par le TGI «permettra aux offres de bien s'élaborer», a-t-il commenté. «Le souhait de l'entreprise est de privilégier une offre sur le périmètre global», avait déclaré lundi un porte-parole d'Ascométal. Les représentants du personnel ont exprimé leur «soulagement», en réaction au délibéré qui écarte une liquidation immédiate.

«C'est un soulagement qu'il y ait redressement, même si on n'envisageait pas d'autre scénario», a dit mercredi Yann Amadoro, représentant CGT au comité central d'entreprise (CCE) d'Ascométal.

Le fait que des «industriels» s'intéressent à la reprise est «positif», mais «il faut attendre de voir quel périmètre, quel financement et quel plan industriel ils vont présenter», car «il faudra faire la différence entre ceux qui ont une simple marque d'intérêt et ceux qui ont un vrai projet industriel», a ajouté M. Amadoro. L'objectif est «d'avoir des dépôts d'offres avant la fin d'année« afin qu'elles puissent être examinées dès l'audience du 10 janvier, a-t-il complété.

(L'essentiel/afp)