Affaire Grégory

04 décembre 2017 20:23; Act: 04.12.2017 20:34 Print

Marcel Jacob prétend avoir un alibi solide

L'homme soupçonné d'être impliqué dans le rapt et le meurtre du petit Grégory en 1984 a de nouveau nié les faits, lundi devant le juge d'instruction.

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Marcel Jacob et son avocat ont répondu aux questions de la justice. (photo: AFP/Philippe Desmazes)

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Marcel Jacob, soupçonné avec sa femme Jacqueline du rapt mortel de leur petit-neveu Grégory en 1984, a longuement été entendu lundi par la juge d'instruction, à laquelle son avocat a fourni de nouveaux témoignages attestant, selon lui, de son alibi. M. Jacob, 72 ans, n'avait pas revu la magistrate Claire Barbier depuis sa mise en examen à la mi-juin. «Le 16 octobre 1984, il était en compagnie de son épouse à son usine de 13 heures à 21 heures, j'ai donné de nouveaux éléments qui le confirment»", a martelé son avocat, Me Stéphane Giuranna, qui dit avoir réuni «dix témoins supplémentaires».

«Il n'a pas pu s'absenter», a ajouté Me Giuranna, soulignant que pour sortir de l'usine, son client aurait dû «passer devant au moins quatre bureaux vitrés de la direction: immanquablement, vous vous faites prendre». Marcel Jacob a été entendu par la juge qui préside la chambre de l'instruction de Dijon, un peu plus de deux semaines après son épouse Jacqueline. Il est arrivé à pied à 9h lundi matin à la cour d'appel de Dijon, la tête dissimulée par une capuche, sans faire de déclaration.

L'interrogatoire, interrompu à la mi-journée, s'est achevé peu avant 18h. «Une longue audition dans laquelle ont été repris les thèmes principaux, j'ai l'impression qu'enfin on a une présidente attentive, qui a entendu nos explications», s'est félicité Me Giuranna. «Ce n'est pas un dossier qui va basculer sur une audition», a tempéré le procureur général Jean-Jacques Bosc. Les deux époux sont soupçonnés d'avoir été les corbeaux de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt suivi de la mort de Grégory, dans le cadre d'un acte collectif qu'ils contestent.

(L'essentiel/AFP)