Intrusion dans la centrale

22 novembre 2017 16:32; Act: 23.11.2017 11:14 Print

Greenpeace jugée pour son action à Cattenom

CATTENOM - Des membres de Greenpeace France comparaîtront en janvier, devant le tribunal correctionnel de Thionville, après leur intrusion en octobre sur le site de la centrale.

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Sur ce sujet

Le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, ainsi que les huit militants qui se sont introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom, seront jugés le 3 janvier à Thionville. Poursuivis pour «intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires», ils encourent cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, a précisé la procureur de la république à Thionville, Christelle Dumont.

De son côté, l'ONG a précisé que le directeur général, Jean-François Julliard, serait «jugé en tant que représentant de Greenpeace». «C'est Greenpeace France qui sera jugée», en tant qu'organisation, a-t-elle ajouté. La convocation de M. Julliard devant le tribunal correctionnel lui a été signifiée mardi à l'issue de son audition par la gendarmerie, a précisé Greenpeace France. Le 12 octobre à l'aube, huit militants écologistes avaient tiré un feu d'artifice au pied de la centrale pour alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.

Réaction du Luxembourg

Ils ont filmé leur action et diffusé la vidéo sur le compte Twitter de Greenpeace. Ils ont été interpellés par les forces de l'ordre qui sont intervenues huit minutes après leur intrusion, selon EDF. Si Greenpeace affirme avoir été tout près du bâtiment abritant la piscine à combustibles, la préfecture et EDF ont soutenu que les militants n'avaient pas accédé à la zone nucléaire. Carole Dieschbourg, ministre luxembourgeoise de l'Environnement, s'était alarmée des «lacunes flagrantes» de la sécurité des accès à la centrale.

Les autorités du Grand-Duché ont réclamé à la France «une enquête détaillée qui devra éclairer les circonstances de cet incident». L'action de Greenpeace est intervenue quelques jours après la remise d'un rapport d'experts mandatés par l'ONG sur la capacité de résistance des piscines d'entreposage des combustibles nucléaires usés en France et dans les centrales belges de Doel et Tihange. Ils ont pointé du doigt ces piscines, qui peuvent contenir plus de combustibles que les cœurs des réacteurs, mais qui ne sont pas protégées comme ces derniers par des enceintes de confinement renforcées.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Justme le 22.11.2017 21:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et si les gendarmes les avaient abattus en pensant à une menace terroriste... qu’est ce qu on en penserait? on dirait encore qu ils auraient du les identifier avant... Ils ont pris un sacré risque quand même

  • lea le 22.11.2017 21:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout a fait d'accord avec heros

  • porcinet le 22.11.2017 22:57 Report dénoncer ce commentaire

    quand seront-ils jugés pour le action du rond-point de Belvaux???

Les derniers commentaires

  • george le 23.11.2017 12:48 Report dénoncer ce commentaire

    Entrer dans une centrale sans y être invité/attendu est illégal. C'est tout. Donc jugement et sanction, car personne n'est au dessus des lois, même pas greenpeace. Parlons donc de la fabrication des batteries des voitures électriques très à la mode en ce moment ...

  • Le sage le 23.11.2017 08:20 Report dénoncer ce commentaire

    Tout mon soutientà ces donneurs d'alertes et défenseurs de notre environnement !

  • lynn le 23.11.2017 07:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est très difficile d'être pour ou contre cette initiative. D'un côté, ils ont enfreint la loi. De l'autre, c'est un bon moyen d'alerter les pouvoirs publics sur la sécurité des sites nucléaire. J'espère que le tribunal prendra une décision juste et équitable.

  • pep le 23.11.2017 06:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La france prends une dérive autoritaire afin de cacher ses manquements dans bien des domaines Pour exemple il est obligatoire de faire des alertes anti terroristes dans les établissements scolaires et aucun moyen ne sont aloues pour mettre en place une sécurité Par contre tous les rapports sont toujours satisfaisant sur les tests effectués C'est du grand n'importe quoi!

    • Scary le 23.11.2017 12:32 Report dénoncer ce commentaire

      A faire cela, on y perd le peu de confiance dans la centrale. Pire, le directeur actuel aurait eu une plainte pour avoir masqué un incident lorsqu'il était direction à Fessenheim. Ca fait peur de plus en plus.

  • porcinet le 22.11.2017 22:57 Report dénoncer ce commentaire

    quand seront-ils jugés pour le action du rond-point de Belvaux???

    • Le sage le 23.11.2017 08:19 Report dénoncer ce commentaire

      Elle était légale !!!

    • pardon le 23.11.2017 09:19 Report dénoncer ce commentaire

      Pardon??? c'est légal de dégrader un bien public? Les ponts et chaussés ont du venir nettoyer. Personnel et moyens matériels ça coûte de l'argent. Essayer donc une fois de mettre de la peinture sur un radar, un panneau ou autre. On verra si c'est légal.

    • le sage le 23.11.2017 09:50 Report dénoncer ce commentaire

      @pardon La même action a été réalisée autour de l'arc de triomphe à Paris fin 2015. Aucun scandal. Au Lux. l'action avait reçue l'aval du Ministère, P&Chaussée et Police. Quant à la peinture, selon les informations données par GP, elle était composée d’eau, de pigments minéraux naturel et de jus de citron.