Justice en Lorraine

13 décembre 2019 18:50; Act: 13.12.2019 19:04 Print

30 ans de prison pour le meurtre de sa compagne

METZ - Un homme jugé en appel pour le meurtre en 2014 de sa compagne a été condamné ce vendredi à une peine de réclusion plus lourde que lors du premier procès.

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Le corps carbonisé de Julie Martin, une infirmière de 34 ans, avait été découvert par un promeneur le 14 juillet 2014 dans la forêt de Haye, près de Villers-Clairieu (Meurthe-et-Moselle).

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La cour a suivi les réquisitions du parquet, en condamnant cet homme à une peine de 30 ans, alors qu'il avait écopé en première instance de 20 ans, condamnation dont il avait fait appel. «C'est une peine qui au regard du dossier, n'est pas du tout justifiée», a réagi l'un de ses avocats, Me Frédéric Berna. «Ainsi que l'a dit la cour dans sa motivation, cette aggravation est quasi-exclusivement fondée sur le mauvais comportement de l'accusé» qui s'est endormi à l'audience, a-t-il déploré, disant s'interroger sur l'opportunité d'un pourvoi en cassation.

«Trente ans, c'est à la hauteur des faits commis, un féminicide suivi de la carbonisation du corps», a à l'inverse salué Me Stéphane Massé, avocat de la famille la victime. «Il a fait appel pour ne rien dire de plus», a regretté l'avocat. Le corps carbonisé de Julie Martin, une infirmière de 34 ans, avait été découvert par un promeneur le 14 juillet 2014 dans la forêt de Haye, près de Villers-Clairieu (Meurthe-et-Moselle).

En février 2018, la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle avait condamné son compagnon, alors âgé de 39 ans, à 20 ans de réclusion criminelle. L'accusation s'était alors appuyée sur une fracture de la mandibule consécutive à «un choc contondant violent» et sur la présence de nombreuses traces de sang dans l'appartement et la voiture familiale pour établir qu'une «"action violente, dans la chambre du couple» était à l'origine de la mort de Julie Martin. Les avocats de l'accusé avaient demandé aux jurés d'écarter le meurtre sur conjoint pour requalifier les faits en coups mortels, une ligne de défense reprise en appel.

(L'essentiel/afp)